
La loi n°015 portant protection de l’enfant du Burkina Faso (BF) garantit à l’enfant le droit de participer aux décisions le concernant et à une assistance en cas de crime ou de délit. Les juridictions compétentes sont tenues de respecter les droits de l’enfant et de garantir une protection appropriée.
Et comme le dit l’autre, aucun enfant ne nait délinquant. La délinquance est souvent la conséquence des vulnérabilités multiples et la réponse doit être éducative avant d’être répressive.
Les questions relatives aux enfants en conflit avec la loi restant peu couvertes par les médias, l’association LYDIE en collaboration avec son partenaire financier ERIKS Development Partner a organisé un atelier de renforcement de capacités des acteurs des médias sur la production de contenus relatifs aux enfants en conflit avec la loi au BF le mercredi 29 juillet 2026 à Ouagadougou.
Cette activité qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Environnement Protecteur, Enfant en Sécurité (EPES) » vise à outiller les femmes et hommes de médias de connaissances pratiques, d’une bonne compréhension de la situation des enfants en conflit avec la loi, d’une connaissance des principes de protection de l’enfance, du cadre juridique applicable aux enfants en conflit avec la loi, ainsi que des procédures administratives et des règles éthiques et déontologiques encadrant le traitement de l’information impliquant des mineurs, a expliqué le Camarade coordonnateur de l’association LYDIE, Yempabou Namoano.

En organisant cet atelier, LYDIE poursuit trois objectifs, a-t-il ajouté « Il est essentiel pour nous d’emmener les professionnel.les des médias à s’imprégner et à cerner la problématique de la protection des enfants en conflit avec la loi notamment les défis auxquels ils sont confrontés et également le cadre juridique qui encadre leur protection. Nous voulons également les emmener à mieux comprendre leur rôle de responsabilité dans la protection de cette catégorie d’enfants ; et enfin les encourager à produire des contenus médiatiques sensibles aux droits des enfants respectueux de la dignité de ces enfants en conflit avec la loi ; et c’est cela qui motive l’association LYDIE à organiser cet atelier ».
Il a en outre précisé que le choix des acteurs/trices de médias n’était pas fortuit « Les médias occupent une place stratégique dans la société de par les informations qu’ils diffusent et peuvent vraiment contribuer à déconstruire tout ce qui est préjugés ou stigmatisations envers les enfants en conflit avec la loi .Ils peuvent aussi mobiliser les communautés à s’impliquer dans la réinsertion sociale de ces enfants et à s’impliquer dans la prévention de la délinquance juvénile .C’est pourquoi il était important pour l’association de renforcer les capacités de ces acteurs/trices de médias ».

Les attentes de LYDIE sont relatives à la production de contenus sensibles aux droits des enfants (en particulier ceux en conflit avec la loi) pour influencer les décideurs, le gouvernement et mobiliser toute la communauté dans leur protection.
Pour Yempabou, LYDIE et ses partenaires ont souhaité que les différents médias puissent produire des contenus sensibles aux droits des enfants et en particulier ceux en conflit avec la loi « Il est donc nécessaire pour nous de suivre ce qui est fait après la formation. Nous attendons que les médias invités puissent produire des contenus qui influenceront les décideurs, le gouvernement ; en sus, permettront de mobiliser toute la communauté dans la protection de ces enfants.
Beaucoup d’efforts ont été déployés dans la protection de ces enfants au niveau de leur parcours que ce soit au niveau de la phase de garde à vue, pendant la détention en milieu carcéral et aussi au niveau de la phase de jugement.
Des efforts ont été également faits par l’autorité ou par les organisations non gouvernementales (ONG) et associations (qui contribuent à appuyer l’Etat dans sa politique de réinsertion sociale des enfants en conflit avec la loi.) dans l’accompagnement post carcéral jusqu’à la libération de ces enfants.
Cependant, des défis restent à relever et nous allons conjuguer les efforts ».

La Direction de la justice juvénile aimerait voir mis en avant la réinsertion socioprofessionnelle de ces enfants en conflit avec la loi.
La Camarade Emma Paré/Ki, Directrice de la justice juvénile

est revenue sur le rôle (très important) que jouent les médias à savoir impacter réellement la lutte contre la délinquance juvénile, et interviennent positivement dans la protection des enfants en conflit avec la loi. C’est pourquoi, elle les a exhortés à mettre plus en avant (selon le souhait de la Direction) la réinsertion socioprofessionnelle de ces enfants « Il est vrai qu’ils ont commis des erreurs et se sont retrouvés à un moment donné en porta faux avec les règles de la société. Cependant, du fait de votre concours, du fait de vos médias, par vos sensibilisations et vos messages, vous pouvez fortement contribuer à leur réinsertion de sorte qu’à leur sortie (selon le processus qui aurait été mis en branle à leur sortie de prison ou de centre de réinsertion), ils puissent se sentir responsables et réinsérés dans la société comme s’ils n’avaient pas commis d’infractions.
Au sortir de cette formation, que vous sachiez quel est le cadre juridique qui protège les enfants en conflit avec la loi aux plans international, régional et national et à travers ces communications, vous allez vous appropriez ces cadres. Grâce à vos communications, vos diffusions, vous allez former, contribuer à éveiller la conscience des populations de sorte que toute la communauté burkinabè s’implique en amont d’abord dans l’éducation des enfants afin qu’ils ne soient pas un jour en conflit avec la loi ».
La question de l’éducation doit être l’apanage de tous et non la responsabilité d’une entité donnée a conclu le camarade Chargé programmes de ERIKS,Paul Kambou

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La question des enfants en conflit avec la loi ne peut pas être juste résolue par la société civile ; c’est-à-dire par ERIKS, LYDIE ou d’autres organisations intervenant sur cette question. C’est une question sociétale qui doit engager les décideurs, les familles, les communautés, la société entière et pour mobiliser la société sur une question essentielle comme celle des enfants en conflit avec la loi, nous avons besoin du concourt des médias parce qu’il y’a dans chaque foyer soit une radio, soit une télé(les gens lisent des journaux, les productions que vous faites et si ces productions abordent ces questions, mettent au centre la question des enfants en conflit avec la loi, nous sommes convaincus que cela va apporter des solutions aux différents défis qui sont rencontrées). Donc l’attente majeure, c’est qu’en tant qu’hommes et femmes de médias, vous preniez conscience de l’ampleur du phénomène des enfants en conflit avec la loi, des problèmes qui se posent tout autour et que cela devienne pour vous aussi un sujet d’intérêt que vous porterez comme étant un cheval de bataille ».

C’est le communicateur Safanikatié Séré

de la Direction générale de l’administration pénitentiaire qui a assuré la formation et sa communication s’est articulée autour des points suivants :
Etat des lieux des enfants en conflit avec la loi
Facteurs favorisant la délinquance juvénile ;
Mesures de réinsertion sociales entreprises et défis ;
Principes de protection de l’enfance et cadre juridique applicable aux enfants en conflit avec la loi ;
Rôle et responsabilité des acteurs des médias dans la protection des enfants en conflit avec la loi.

L’acronyme ALYDIE signifie « Association des Femmes Leaders du Destin aspirant au Développement des Initiatives pour les Besoins Essentiels ».
Elle a été enregistrée en 2013 sous le numéro de reçu 2013-000091/MATS/SG/DGLPAP/DAOSOC. Ce reçu a été renouvelé le 29 novembre 2017 sous le numéro 00000291601 et le 23 février 2023 sous le même numéro. Elle est dirigée par le Dr Hortense KARAMBIRI/PALM.
Son siège social se trouve à Ouagadougou, dans le quartier Dassasgho.
Son objectif global est de contribuer au bien-être des groupes sociaux défavorisés à travers des initiatives de développement au Burkina Faso.
Sa vision est de voir les femmes, les filles, les orphelins et d’autres enfants vulnérables vivre dans de meilleures conditions au Burkina Faso.
L’association LYDIE a pour mission de fournir des réponses et des solutions appropriées aux besoins des personnes démunies.
La Présidente de l’association LYDIE est la Camarade Docteurs Ortense Karambiri.

benedicteoued@gmail.com
