Santé sexuelle et de la reproduction : ABBEF outille les femmes du projet “Engagement féminin” aux méthodes contraceptives.

L’équipe de l’ABBEF en pleine séance de démonstration

En marge de la formation du projet « Engagement féminin » (EF), l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) a animé le samedi 18 juillet 2026 à Ouagadougou, une séance de sensibilisation sur la santé sexuelle et les méthodes contraceptives. L’activité  a  rassemblé 12 stagiaires en danse contemporaine, des femmes du quartier Gounghin et des acteurs du projet.

Au-delà de la formation en danse contemporaine, les initiateurs du projet Engagement féminin (EF) ont voulu lever les tabous qui entourent la sexualité féminine à travers l’organisation d’une session de sensibilisation sur la santé sexuelle et de la reproduction. L’objectif de cette rencontre est d’offrir aux femmes les informations nécessaires pour prendre en main leur santé et leur avenir.

Une explication pédagogique d en ces produits a permis un débat sans tabou

Pendant près de trois heures, Romuald Kagambega, animateur à l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF), a conduit l’intervention. L’équipe de l’ABBEF a d’abord présenté l’association et ses missions. Elle a ensuite échangé avec les participantes sur plusieurs thématiques de santé sexuelle et reproductive. Au cœur des discussions, il est question des  lésions précancéreuses, la prévention du cancer du col de l’utérus et le dépistage du cancer du sein. L’accent a aussi été mis sur les facteurs de risque liés au papillomavirus humain (HPV) et sur l’importance de la prévention. La planification familiale a occupé une place importante. Les différentes méthodes contraceptives ont été expliquées : méthodes hormonales, méthodes mécaniques, préservatifs masculins et féminins. Les infections sexuellement transmissibles, l’hépatite et le dépistage du VIH ont également été abordés. Très réactives, les participantes ont posé de nombreuses questions. Un dialogue franc et instructif s’est ainsi instauré.

L’animateur de l’ABBEF, Romuald Kagambega a expliqué les lésions précancéreuses

Sensibilisation, dépistage, planification familiale et consultations gynécologiques sont entre autres ces services qui ont été déployés sur le terrain. L’activité a aussi servi de cadre pour une informer les participantes et faciliter leur accès aux soins de santé.

Le préservatif féminin présenté comme une alternative en période d’insécurité.

Outre les éclaircissements sur l’hygiène intime en passant par les infections sexuelles, un accent particulier a été mis sur l’usage du préservatif féminin.Selon M.Kagambega, il constitue, de nos jours une option de protection pour la femme, surtout en période d’insécurité où l’accès aux services de santé. «Le préservatif féminin donne à la femme le contrôle car on peut la porter durant huit heures. Elle peut se protéger contre les grossesses non désirées et les IST sans dépendre de son partenaire », a-t-il expliqué. L’animateur a insisté sur la nécessité d’un accompagnement par un agent de santé avant tout choix. « Aucune méthode n’est universelle. Le choix doit se faire en fonction du profil et de la situation de chaque femme », a-t-il précisé.

Les femmes ont été édifiées sur la santé sexuelle

Des témoignages confirment le besoin

Les bénéficiaires ont salué l’initiative. Pour la stagiaire danseuse ivoirienne, Bla Karel Ornella Koko de l’aventure d’Engagement Féminin 2026, la rencontre a permis de découvrir certaines choses dont elle ignorait dans la sexualité féminine.  Sa camarade, Aya Larissa Anoura a souligné que les échanges ont aidé à faire connaissance du corps de la femme. Du côté du public venu de l’extérieur des locaux de l’association Art Dev, dame Alimata Compaoré a abondé dans ce sens :  << J’ai appris beaucoup de choses  et je pense que c’est une bonne chose de parler de la santé sexuelle. >> Bref, elles ont, de façon unanime, appelé à élargir et à pérenniser ce type de formation.

La stagiaire danseuse ivoirienne, Bla Karel Ornella Koko de l’aventure d’Engagement Féminin 2026, la rencontre a permis de découvrir certaines choses dont elle ignorait dans la sexualité féminine.

La directrice du projet EF, Salamata Kobré a, d’abord expliqué que la santé sexuelle est indissociable de l’autonomisation. << Partout où il y a la femme, on ne saurait s’en passer de la parler de santé sexuelle et de vie. Il est très important quand on réunit les femmes il faut penser au social et à tous les sujets qui l’entourent, >>, a-t-elle déclaré. Selon ses dires, l’objectif principal d’engagement féminin repose sur la formation en danse. Et de signifier que la danse en lien avec les femmes ne saurait se faire sans une sensibilisation en santé sexuelle. ” Mais, nous nous rendons compte qu’autour de nous il y a beaucoup de femmes qui ne savent pas qui sont-elles  et ce qui se passe dans leur corps”, a signalé Salamata Kobré

Plus le corps est sain, moins on a de soucis”, foi de Salamata Kobré directrice du projet engagement féminin

avant de poursuivre que la détection des symptômes que l’on se rend compte. Car, quand une femme est informée, elle peut mieux décider de son avenir d’où la volonté des acteurs d’associer aux activités d’“Engagement féminin” aux prestations de services de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBF) au profit des stagiaires danseuses. Pour la directrice du projet, cette sensibilisation dépasse le cadre de la danse. “Plus le corps est sain, moins on a de soucis”,  foi de Salamata Kobré qui a souligné que le flux des questions des jeunes femmes permet de se rendre compte qu’il y a avait un besoin de cette sensibilisation. Et d’ajouter que cette connaissance va permettre de prévenir des maladies comme le cancer du sein et du col de l’utérus. Cette activité de sensibilisation, a-t-elle insisté, vise à renforcer l’autonomie des femmes tout en restant convaincue que la santé sexuelle est un droit et un levier de développement personnel. Et d’annoncer de futures collaborations avec une association de lutte contre les fistules obstétricales.

Des kits d’information et des préservatifs ont été remis aux participantes, à l’issue de la rencontre.

Achille ZIGANI 

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