Prévention et lutte contre les violences sexuelles et sexistes à l’égard des femmes et des filles au Burkina Faso : l’IPBF sensibilise à travers des émissions radiophoniques.

À l’extrême droite nous avons Carine Zongo , la chargée du projet ” Se Défendre ” de IPBF, au milieu l’animateur Abbas Ouédrago et à l’extrême gauche, Téné Bénédicte Ouédrago, journaliste reporter, consultante en communication, Défenseure des droits humains et promotrice du site web : www.femininactu.com

Au Burkina Faso, les violences sexuelles et sexistes (VSS) touchent surtout les femmes et les jeunes filles. Aujourd’hui, en raison d’une situation nationale marquée par des défis sécuritaires, leur risque d’être exposées aux VSS s’accroît. Equipop et ses partenaires se sont engagé.es à lutter contre les violences sexuelles et sexistes en mettant en œuvre des projets visant à les prévenir, à y répondre et à en atténuer les risques. Ce projet, intitulé « Se Défendre », constitue la phase 2 du projet « Droits et santé des femmes au Burkina », qui avait enclenché une démarche d’autonomisation des femmes survivantes de violences à travers des actions de prévention et, surtout, de prise en charge (source : Equipop).

Par ailleurs, le développement des technologies numériques fait émerger de nouvelles formes de violences, telles que le cyberharcèlement, le chantage, la diffusion non consentie d’images et les violences facilitées par l’intelligence artificielle. La prévention des VSS nécessite ainsi une approche globale reposant sur l’information, la sensibilisation, la transformation des normes sociales et la mobilisation de l’ensemble des acteurs. Elle doit également contribuer au renforcement du pouvoir d’agir et de l’autonomie des femmes et des filles, tout en encourageant l’engagement des hommes, des jeunes, des familles, des leaders communautaires et des médias.

Dans cette dynamique, la radio constitue un outil important de communication et de mobilisation sociale grâce à sa proximité avec les communautés, sa capacité à toucher un large public et à favoriser les échanges avec les auditeurs et auditrices. Les émissions radiophoniques peuvent ainsi contribuer à déconstruire les idées reçues, à promouvoir l’égalité de genre et à encourager l’adoption de comportements favorables à la prévention des VSS. C’est dans cette perspective que l’Initiative Pananetugri pour le Bien-être de la Femme (IPBF), dans le cadre du projet « Se Défendre : soutenir les femmes burkinabè et leurs organisations dans leur lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) », prévoit la réalisation de douze (12) émissions radiophoniques, dont huit (8) à Ouagadougou et quatre (4) à Zorgho, Kaya, Tenkodogo et Dédougou. Ces émissions permettront d’aborder différentes dimensions des VSS, en mettant l’accent sur leur prévention, l’égalité de genre, le pouvoir d’agir des femmes et des filles, ainsi que la mobilisation communautaire (source : IPBF).

Dans la matinée du mardi 22 septembre 2026 sur la radio 100 % urbaine (Watt FM ; 100.8), l’IPBF a reçu comme invitée Téné Bénédicte Ouédraogo, journaliste reporter, promotrice du site web www.femininactu.com, consultante en communication et défenseure des droits humains. Pendant une heure, elles ont abordé la thématique des violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que les moyens de protéger les femmes et les filles dans l’espace numérique.

C’est Madame Carine Zongo, chargée du projet « Se Défendre » qui a planté le décor en présentant l’IPBF. À la suite de son intervention, les deux invitées, Carine Zongo

et Téné Bénédicte Ouédraogo

, se sont prêtées aux questions de l’animateur du jour, Abbas Hamidou Ouédraogo.

Des échanges, il est ressorti, entre autres, que la violence numérique, également appelée cyberviolence, regroupe les agressions et victimisations en ligne ou via des outils électroniques (qu’elles soient ponctuelles ou répétées), avec ou sans déséquilibre de pouvoir. Elle inclut le cyberharcèlement, le revenge porn, le doxxing, les deepfakes, les menaces, les insultes, la diffusion non consentie d’images intimes, la désinformation et la cyberintimidation, pouvant se prolonger dans le monde réel et générer des violences physiques ou psychologiques.

Parmi les formes de violences numériques auxquelles les femmes et les filles peuvent être confrontées figurent le cyberharcèlement, les insultes et menaces en ligne, le chantage, la diffusion non consentie d’images ou de vidéos intimes, l’usurpation d’identité et le piratage de compte.

Les femmes et les filles doivent être sensibilisées à un bon usage des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Elles doivent faire preuve de beaucoup de prudence dans leur utilisation afin de ne pas être victimes de chantage ou de harcèlement, par exemple. Elles doivent aussi savoir qu’en surfant sur Internet, elles laissent volontairement ou involontairement des données susceptibles de leur nuire. C’est pourquoi, avant d’aller sur Internet, elles doivent savoir ce qu’elles recherchent, afin de ne pas regretter un jour leurs actes. En cas de violence numérique, elles peuvent se confier à une tierce personne capable de les aider et de les accompagner.

Les parents et les enseignants ont eux aussi un rôle à jouer dans la prévention de la cyberviolence.

 En tant que parents, ils/elles doivent sensibiliser leurs enfants à un usage responsable du numérique, créer des espaces de dialogue, écouter sans jugement, reconnaître les signes de détresse et les orienter rapidement vers les services appropriés.

La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) est chargée d’accueillir les victimes de cyberviolence.

 Sociale de harcèlement ou de chantage numérique, outre la BCLCC, la victime peut être orientée vers des personnes de confiance, des structures habilitées à prendre en charge ce type de cas (comme l’action sociale), des associations de protection et de défense des droits humains, ou encore, pour les situations nécessitant une démarche judiciaire, vers les services compétents.

Les hommes et les garçons ont eux aussi un rôle à jouer dans la prévention et la lutte contre la cyberviolence.

Ils doivent respecter le consentement, ne pas contribuer à la diffusion d’images ou de vidéos compromettantes, ne pas participer au harcèlement ou aux humiliations en ligne, intervenir de manière responsable et sensibiliser leurs pairs.

Thématique:Violences numériques faites aux femmes et aux filles.

Sous-thème :Cyberharcèlement, chantage, diffusion d’images intimes, usurpation d’identité et nouvelles formes de violences: comment protéger les femmes et les filles dans l’espace numérique ?

benedicteoued@gmail.com

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