
En prélude au Salon international du prêt-à-porter africain de Ouagadougou (SIPAO) prévu en décembre 2026, son promoteur, le créateur de mode Ide Mava, a réuni des créateurs/trices et des professionnel.les du textile en colloque dans la matinée du jeudi 5 novembre 2026 à Ouagadougou en vue de définir une grille de mensurations commune adaptée à la morphologie burkinabè et africaine.
Pour Ide Mava

, cette rencontre fait suite aux critiques et aux interrogations suscitées par les différences de tailles de vêtements lors des précédentes éditions du SIPAO. Elle visait à mettre en place une grille de mensurations commune (S, M, L, XL, XXL, XXXL et autres), adaptée à la morphologie burkinabè et africaine « L’objectif était d’harmoniser les mensurations pour les vêtements. Nous avons constaté que d’une marque à l’autre, les tailles ne sont pas les mêmes. Or, nous évoluons vers le prêt-à-porter : si nous voulons vendre nos produits et faciliter l’achat à nos consommateurs/trices, l’harmonisation des tailles est très importante ».
Satisfait des échanges, il a indiqué que son équipe allait travailler dans les jours à venir pour produire un document de référence qui sera ensuite communiqué aux participant.es afin qu’ils/qu’elles puissent s’en servir dans leurs ateliers.
Des échanges animés, un besoin unanimement reconnu.
Les débats ont été houleux, mais les créateurs/trices se sont accordé.es sur la nécessité d’une harmonisation.
« Nous sommes confronté.es à des confusions de mesures : chez un couturier, vous pouvez trouver une taille M alors que chez un autre, la même taille correspond à un S. Ce colloque est le bienvenu car il nous permet de réfléchir à une problématique qui mine notre secteur » a déclaré Moses Korogo,

créateur de mode burkinabè. Saluant l’initiative du promoteur du SIPAO, il s’est dit convaincu que les participant.es trouveront des voies et moyens d’y parvenir pour le bien de la corporation et des clients. Il a également souhaité que les mensurations puissent être homologuées « pour le bonheur de tous les Burkinabè ».
La promotrice de la marque « Ralf Fashion »

qui expose au SIPAO depuis six ans, a-t-elle aussi félicité Ide Mava. Selon elle, les mesures utilisées actuellement sont importées (tailles françaises, américaines, chinoises…) « En Afrique, nous essayons plutôt de nous adapter aux mesures de nos client.es pour travailler le tissu. Si les professionnel.les du prêt-à-porter se réunissent pour définir des mesures standards burkinabè, nous pourrons développer nos collections de prêt-à-porter dans les années à venir ».
Une démarche dans la continuité du SIPAO.
Pour Georges Bayala, de la marque « Georges Dia »
, cette rencontre s’inscrit dans la continuité du SIPAO, créé pour permettre aux acteurs/trices de vivre de leur métier et d’écouler leurs collections « Harmoniser les mesures permettra à nos clients burkinabè de faire leurs achats sans problème. Nous avons une clientèle potentielle, mais il faut aussi qu’elle soit satisfaite. C’est de là qu’est né ce colloque », a-t-il souligné qualifiant l’idée de « géniale » ».
Tout en encourageant les organisateurs, il les a exhortés à tenir leur engagement : « C’est un engagement énorme qu’il faudra poursuivre. Je souhaite que d’autres actions suivent, qui permettent aux couturiers/couturières et aux client.es d’en bénéficier. Il faut aussi que les organisateurs soient plus créatifs et aillent encore plus loin notamment en offrant des formations aux acteurs/trices au-delà de la vente. Je sais que le SIPAO est sur cette lancée ».
Pour Mohamed Lamine Sanfo

créateur de mode, l’initiative est bonne car le colloque a permis aux participant.es d’échanger avec leurs « frères et sœurs stylistes et ces échanges ont beaucoup apporté.




benedicteoued@gmail.com
