

Du 07 au 10 juillet 2026, ce sont au total 35 participant.e.s issu.e.s de l’Union des religieux coutumiers du Burkina (URCB) et du cercle d’étude de recherche et de formation islamique (CERFI) qui ont pris part à une session de formation sur la clarification des valeurs et la transformation des attitudes vis-à-vis des inégalités de genre.
Cette formation qui s’est tenue à Ouagadougou et grâce à l’Initiative pananetugri pour le bien-être de la femme(IPBF), a permis aux leaders religieux (Les Pasteurs évangélistes , les Imams et les Catholiques) et coutumiers ( issus des cours royales du Goulmou, de Bobo et de Dédougou et au niveau du Centre, nous avons les 1ers responsables de l’URCB Centre national), aux femmes du CERFI d’harmoniser et de clarifier ensemble les concepts de féminisme et d’inégalité de genre , a expliqué la Directrice exécutive de IPBF, Wendyam Micheline Kaboré.

1ère étape consistant à harmoniser les concepts de compréhension ; la prochaine étape se focalisera sur la formation des acteurs.trices de changement au sein des communautés, des espaces religieux et coutumiers, a-t-elle précisé « Nous avons eu la chance de les avoir toutes.tous autour d’une table pour harmoniser ensemble ce que nous pouvons mettre comme contenu sur le féminisme, les valeurs à préserver, les normes à déconstruire et comment les améliorer.
Cette formation avait pour objectif de réfléchir ensemble avec les leaders religieux et coutumiers du pays sur les inégalités de genre que touche essentiellement la vie des femmes, comment les stéréotypes, les valeurs sociales culturelles négatives contribuent à détériorer le bien-être des filles et des femmes et surtout à enfreindre leurs droits. C’étaient quatre jours de déconstructions d’abord, de définitions de concepts ; parce qu’on a travaillé à clarifier les concepts, à s’assurer que nous avons la même compréhension des concepts liés au féminisme, liés aux inégalités de genre. Nous sommes dans un concept où on peut dire que la question ou la vision du féminisme peut être très mal comprise et mal évaluée. Donc, cette session a permis à l’ensemble des participants d’harmoniser et d’améliorer leur compréhension et leurs connaissances sur la notion du féminisme, surtout la définition ou le contenu du féminisme sur lequel IPBF bâtit ses actions ».
Il a été question également de discuter des normes sociales, culturelles, ce qui défavorise les femmes, ce qui enfreint les droits des femmes et ce qu’on perpétue de génération en générations qui sont des violences à l’endroit des filles et des femmes, a-t-elle poursuivi « Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un grand projet qui est financé par ONU Femmes sur le Plaidoyer à l’endroit des communautés et l’objectif surtout, c’est de mettre l’accent sur la transformation des normes sociales négatives et la création d’un environnement favorable à l’expression des droits des filles et des femmes » .
Cette rencontre s’est soldée par un plan d’actions : les participant.e.s ont formulé des actions à mettre en œuvre après l’atelier sous le couvert de IPBF avec les autorités et avec les communautés.
Au cours de la session de formation, des recommandations ont été faites par les participant.e.s assorties de plans d’actions a souligné Wendyam Micheline « Pour ce qui est des plans d’actions, ils/elles comptent avoir un plaidoyer à l’endroit des autorités pour la prise en compte des défis liés à la protection des femmes dans les textes juridiques . Au niveau social, les leaders ont proposé qu’ils y’ait davantage de sensibilisations au sein des communautés ; ils ont proposé que nous puissions toucher les populations rurales, aller dans les villages puisque c’est dans ces communautés qu’il y’a de plus en plus des violences, sensibiliser davantage et aussi d’intégrer ou d’accéder aux lieux de cultes. Plusieurs actions ont été formulées et les prochaines étapes consisteront à la mise en œuvre de ces actions sur le terrain.
Nous avons eu les semaines antérieures d’autres ateliers de formations dans ces trois régions avec les leaders religieux, coutumiers et nous aurons une formation (la semaine prochaine) avec les autorités des directions techniques pour continuer les actions sur ce sujet ».


La formatrice Awa Fall/Diop et un participant de l’URCB Dédougou se sont prononcé.es à l’issue de la formation.
Africaine de nationalité sénégalaise, consultante, facilitatrice en genre et féminisme, Awa Fall/Diop

a confié avoir ressenti un sentiment de satisfaction pour avoir rencontré des personnes magnifiques , des personnalités fortes , des personnes qui connaissent bien le contexte à la fois politique, social, religieux, traditionnel du BF ; des personnes qui ne se sont pas agrippées à leur statut et qui ont su conjugué , faire dialoguer les valeurs du féminisme après les quatre jours de formation sur la clarification des valeurs afin de promouvoir le féminisme, les droits des femmes.
Pour elle, le travail est absolument essentiel, stratégique pour la transformation des normes sociales parmi lesquelles certaines constituent des violences, des formes d’oppression sur l’avis des femmes et qui empêchent les femmes de pouvoir exercer la totalité de leur citoyenneté « Les participant.e.s, quel que soit leur statut ; chaque personne a su faire un lien pertinent, intelligent entre les valeurs du féminisme et celles des cultures andogènes , les valeurs promues par les lois. Les valeurs du féminisme, sont des valeurs humaines, des valeurs de progrès, des valeurs qui permettent aux femmes, aux enfants et aux hommes de se réaliser en tant qu’êtres humains et les valeurs du féminisme sont la Paix, le droit à l’éducation, à la santé, au contrôle sur sa propre vie puisque personne n’appartient à personne. Même l’esclave que tu as acheté ne t’appartient pas ; ce qui veut dire que la liberté d’actions ; c’est quelque chose qui est intrinsèque à l’être humain et c’est cette qualité, cette notion intrinsèque à l’être humain que le féminisme cherche à faire valoir et cherche à rendre effectif la vie des individus »

C’est un atelier qui a été très fructueux, a souligné Aimé Sama

de la communauté coutumière de l’Union des religieux coutumiers du Burkina (URCB) de Dédougou dans la région des Bankui « Nous avons eu des échanges fructueux avec la formatrice venant du Sénégal qui est une aguerrie des questions de genre et nous avons beaucoup appris avec elle.
Comme le Naaba a eu à le dire, l’URCB est souvent indexé surtout les coutumiers d’une résistance sur les questions de genre. Cet atelier nous a permis d’échanger et de donner notre point de vue sur les questions de genre. En réalité, ils ont compris que l’URCB lutte (en son sein) contre ces genres de violence. Nous avons beaucoup appris et remercions l’IPBF pour cette initiative. Nous prions pourque ces formations puissent être répercutées aux fins fonds du pays afin que nous puissions tous.tes mains dans la main booter ces questions de violences hors de ce pays ; pour qu’ensemble le développement puisse être stable ».


benedicteoued@gmail.com
