Lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles : SASA ! Ensemble pour booter ce fléau hors du Burkina Faso (BF).


Les violences basées sur le genre (VBG) constituent un fléau mondial qui affecte des millions de femmes et de filles chaque année et demeure l’une des violations des droits humains affectant particulièrement les femmes et les filles.

 Le BF ne fait pas exception à cette triste réalité. En effet, les femmes et les

Filles burkinabè sont confrontées à diverses formes de violences telles que, les viols, les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants, les violences sexuelles et sexistes, le harcèlement, la discrimination, la violence infligée par le partenaire intime, les exploitations et abus sexuels.

Face à cette situation, le BF a adopté la Loi 061-2015/CNT portant prévention, répression et réparation des violences a l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes.

Malgré les sensibilisations, la répression, ce fléau a la peau dure et selon l’Initiative pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF) et ses partenaires, il est impératif de renforcer des approches intégrées et durables, permettant d’agir sur les causes profondes des violences que sur les dynamiques communautaires qui les perpétuent.

Et c’est dans cette optique que IPBF et l’association d’appui et d’éveil pugsada (ADEP) au BF en collaboration avec l’association pour la promotion des droits et du bien-être de la famille (APSEF) et femmes et développement (FEDE) au Mali mettent en œuvre le Projet SASA ! Ensemble avec l’appui technique et financier de Raising Voices et l’appui programmatique du Centre d’études, de recherches et de formation pour le développement économique et social (CERFODES).

L’atelier de lancement dudit Projet a eu lieu le vendredi 05 juin 2026 à Ouagadougou.

Photo de famille des participant.e.s

Ce projet qui touchera près de 200000 personnes, a commencé dans les pays anglophones particulièrement en Ouganda et vise à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles a expliqué le Directeur général de CERFODES, Docteur Yacouba Yaro «  Il y’a plusieurs volets et  le volet sur lequel nous allons travailler au BF concerne beaucoup la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et c’est un projet qui va se dérouler au BF (avec deux associations que sont ADEP  et IPBF ) et au Mali (avec aussi deux associations FEDE et APSEF ).

Toutes ces associations vont travailler sur deux zones chacune (dont quatre zones au BF et quatre au Mali) et je puis vous dire que les zones ciblées sont les zones situées autour de la capitale ».

La durée de mise en œuvre de ce projet est de quatre ans et les montants sont en fonction de la taille des interventions de chaque association, a-t-il poursuivi.

Les acteurs.trices de mise en œuvre du Projet SASSA

Le Projet mobilisera beaucoup d’activistes aussi bien au BF qu’au Mali et sera très actif.

Docteur Yacouba est revenu sur l’impact très positif de cette belle Initiative qui selon lui, permettra de recruter 200000 personnes dans les deux pays (qui seront des activistes) et en termes de ciblage et de mobilisation de ressources, il a trouvé cela important.

Docteur Yacouba Yaro du CERDODES

L’autre avantage de ce projet, est qu’il va être très actif, a-t-il précisé « On va travailler avec des associations, des communautés sur le terrain, des chefs traditionnels mais avec des institutions. Il y’a une approche holistique qui va permettre de toucher le cœur de la violence et de ses causes et de faire en sorte que les gens adoptent des comportements qui soient changeants et qui permettent aussi de pouvoir être disponibles pour apporter leurs contributions au développement du pays ».

Le Représentant du ministère de la famille et de la solidarité et chargé de missions, Guétawindé Livingstone Saba s’est prononcé à l’issu de l’atelier de lancement.

Le chargé de missions du ministère qui a traduit les félicitations de la ministre, a encouragé ces associations pour cette Initiative et les a rassurés du soutien du ministère qui reste engagé à les accompagner à une mise réussie de ce projet « Comme vous le savez, le ministère de la famille et de la solidarité porte les questions de famille et de genre et tout changement durable passe par la famille. Alors, le ministère est très content de cette Initiative qui part de la famille pour lutter contre les violences basées sur le genre et cela propulsera le changement dans la communauté, voire dans toute la société ». 

SASA ! qui signifie « Maintenant » en kiswahili, rappelle l’urgence absolue de prévenir les violences faites aux femmes et aux filles. À travers ce Projet, les Initiateurs.trices entament ensemble un parcours structuré et systématique structuré autour de quatre phases clés : Le démarrage, la conscientisation, le soutien et l’action et le Projet transformera les mentalités pour atteindre deux forces majeures que sont : l’analyse genre-pouvoir et l’activisme basé sur les avantages.

Inspirée par un activisme basé sur les avantages, leur démarche ne se focalisera pas sur les blessures de la violence, mais célébrera l’espoir d’un avenir meilleur. Ensemble, ils.elles vont mobiliser les activistes communautaires, sensibiliser les leaders locaux, fortifier leurs alliés institutionnels et éveiller le « Pouvoir Intérieur » et le « Pouvoir Avec » nécessaires pour transformer durablement les normes sociales au sein de leurs communautés.

Une vue des participant.e.s

                       benedicteoued@gmail.com

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