Le Festival des Féministes se poursuit jusqu’au vendredi 31 mars 2023.

« Je trouve que le Festival est une opportunité pour moi, parce que c’est la 1ère fois que je participe à un Festival Féministe et je crois que c’est la 1ère édition au Burkina Faso (BF). Et depuis hier, nous avons beaucoup appris de nos mamans, nos sœurs et nous avons aussi partagé des expériences.
Au retour de ce Festival dans nos différentes organisations, nous allons aussi faire participer nos membres, nous allons faire un retour à nos membres pour qu’elles sachent que nous ne sommes pas seules et toutes les femmes sont Engagées et je crois qu’ensemble, on y arrivera » Dixit Nadine Nikièma, présidente de l’association « Aucune grossesse en milieu scolaire (AGMS).

La 1ère édition du Festival des Féministes se poursuit et la journée du jeudi 30 mars 2023 a été une occasion pour les festivalières de discuter autour de certains points :
-C’est le Talk-Show autour du dialogue intergénérationnel qui a planté le décor. À ce niveau, il s’agissait de partir d’hier pour interroger aujourd’hui « Les expériences de nos devancières peuvent nous servir de racines pour le prolongement de nos innovations sociales ».
À l’issu du Talk-Show, place aux cabarets (des espaces de discussions sans tabou, de partages d’expériences).
Et comme la veille, il y’a eu trois cabarets.
Dans le 1er cabaret, les festivalières ont discuté autour du thème « Féminisme et Leadership ».
Les discussions ont porté sur l’implication du leadership chez les jeunes filles et les femmes en termes de développement personnel. Les festivalières ont passé en revue l’engagement des femmes et des filles dans le champ de la gouvernance publique.
Pour ce qui est du cabaret 2, les festivalières sont revenues sur « Expérimenter ensemble un monde de justice sociale » qui vise à traiter du Féminisme en relation avec le Leadership (ici, l’objectif est double).
Les festivalières ont revisité et appréhendé les heurts et malheurs de l’engagement des femmes et des filles dans les activités du dehors rémunératrices. Cette conversation a été le moment de cerner les enjeux sociaux de l’activité des femmes et d’imaginer ensemble comment les filles et les femmes développent leur plein potentiel et mettent au service de leurs pays.
Le 3ème cabaret s’est penché sur « Dialogue intergénérationnel et masculinité » qui vise à instaurer le dialogue autour de la masculinité dans un contexte intergénérationnel.
Le monde Féministe s’exprime en présence des hommes. Mais, il ne s’agit pas pour le Féminisme de briser les hommes individuellement, mais de transformer le système qui alimente la domination masculine.
De ce point de vue, comment appréhender la présence de l’homme dans le travail des femmes pour les Droits des femmes.

Des festivalières se prononcent.
Zita Désirée Belem, membre de l’association Action pour un Monde Meilleur qui a animé le thème « Entre sacrifices et défis : Quels prix à payer pour les jeunes femmes qui s’engagent pour leur travail » dans le Cabaret 2, a précisé qu’il s’agissait d’identifier « entre nous femmes les défis, les sacrifices que les femmes mènent dans le domaine de l’engagement. En tant que Féministe et en tant que Femme engagée, les difficultés, les sacrifices que les femmes doivent consentir pour réussir leurs missions, leurs engagements face à la société, à la famille dans les lieux de travail ».
Pour la présidente de l’association de Défense des Droits des Aides ménagères et Domestiques (ADDAD-Burkina), Sakinatou Ouédraogo qui s’est prononcée sur « Entre sacrifices et défis : Quel prix à payer pour les jeunes femmes qui s’engagent et s’affirment dans le travail » toujours dans le cabaret 2, le Féminisme est un Espace Inclusif et Accepte tout être humain de Bonne Volonté qui y va pour le Bien-Etre de la jeune fille et de la femme et par rapport à ce qui a été dit dans la salle, c’est vraiment d’inclure les jeunes au Mouvement qui existe « Nous n’allons pas réinventer d’autres roues , mais nous allons emprunter les roues que nos mamans, nos Aînées ont créées et ont mis en place. Donc, comment faire cette passation pourque la jeune fille aujourd’hui puisse intégrer les luttes que nos mamans ont mené pour le Bien-Etre de la femme et de la jeune fille depuis des années pour ne pas répéter les mèmes histoires , pour ne pas tomber encore dans les mèmes trous où nos mamans sont passées, pourquoi ne pas aller ensemble et comme nos Ainées peuvent transmettre cela à la jeunesse et comment cette jeunesse peut également s’accrocher au niveau des Ainées pour pouvoir s’approprier de la chose et aller de l’avant pour rendre nos Aînées plus fières ».
Et Nadine Nikièma de conclure que le Féminisme pour elle, c’est le fait de Promouvoir les Droits des filles et des femmes sans mais, sans si, sans pour autant.

benedicteoued@gmail.com

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