Techniques de médiations communautaires : WANEP Burkina outille des femmes issues des communes de Tankounadié, de Titabé au Sahel et de Thiou dans la région du Nord.

Le réseau ouest-africain pour l’édification de la paix au Burkina Faso (WANEP-BF) a organisé en son sein une conférence de presse le vendredi 15avril 2022.
Cette conférence de presse selon les dires de la Coordonnatrice nationale du réseau ouest africain pour l’édification de la paix du Burkina Faso( WANEP BF), Alice Kombary/Soulama, avait pour objectif de faire le point des grandes activités qu’ils ont menées dans le cadre du projet « d’appui à la mise en œuvre des activité de coopération transfrontalière dans la zone du Liptako-Gourma » et de poursuivre que c’était une occasion pour eux de présenter un peu le contexte qui leur a permis de mettre en œuvre ce projet avec les femmes et les hommes des trois ONG qui ont été retenues comme partenaires de mise en œuvre .
Depuis 2021, WANEP mène des activités entrant dans le cadre de ce projet a expliqué Alice «  nous pouvons dire que le projet nous a permis de pouvoir identifier trois organisations de la société civile (OSC) dans les zones cibles du projet notamment dans les communes de Tankounadié et Titabé au Sahel et de Thiou dans la région du Nord comme partenaires de mise en œuvre dudit projet dans le but de renforcer leurs capacités pour qu’elles puissent être des leviers, des ambassadrices de la paix pour pouvoir porter des initiatives dans le sens de la consolidation de la paix et ce projet nous a aussi permis d’identifier 20 OSC issues des zones toujours du projet ; soit au total 60 pour renforcer leurs capacités sur les techniques de médiation communautaire ».
Et grâce à cette formation, ces femmes qui ont été renforcées, ont pu mener par localité quatre dialogues communautaires ; d’où au total 12 dialogues pour pouvoir échanger sur les grands défis au sein de leurs communautés et ensemble trouver des solutions endogènes pour pouvoir contribuer à la cohésion sociale, au vivre-ensemble à la prévention, à la lutte contre l’extrémisme violent, également aussi sur la prévention et la lutte contre les VBG (violences basées sur le genre), a-t-elle ajouté « Ces organisations ont été formées sur les questions de VBG , dont 30 en raison de 10 par communauté et ensemble elles ont pu mener des initiatives, des actions de sensibilisation sur le vivre-ensemble, la cohésion sociale et elles ont pu faire un cas de référencement sur les questions de VBG et actuellement, nous continuons à renforcer leurs capacités afin qu’elles puissent améliorer leur gouvernance institutionnelle et organisationnelle et pouvoir améliorer leur leadership au sein de leurs communautés .  Ce sont des organisations qui sont très bien coachées, qui sont des organisations qui ont autour d’elles d’autres organisations, pour dire qu’elles sont des faitières qui peuvent aussi contribuer et impacter avec des solutions endogènes ».

L’ensemble des activités ont pu être menées à 100%.
« Sur l’ensemble des activités qui ont été planifiées dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, nous avons pu mener à 100% l’ensemble des activités et maintenant pour ce qui est des impacts, à court terme, vous venez de voir ce que ces femmes ont pu faire. Désormais, elles sont leaders de leurs communautés, elles peuvent aussi porter d’autres projets et pour ce qui est de l’impact à long terme, on observera cela ensemble » Dixit Alice Kombary.

Satisfaction totale après la mise en œuvre dudit projet.
« Nous dirons que nous avons été satisfaits parce que nous les avons pris à un point de départ et d’autres avaient des difficultés. Après le diagnostic, on s’est rendu compte qu’il y’avait beaucoup d’insuffisances puisque nous sommes allés sur la base de l’indice organisationnel de WANEP et c’est cet outil que nous avons utilisé pour les évaluer et ensemble nous avons identifié leurs faiblesses et leurs points forts. Actuellement, nous sommes en train de travailler sur les faiblesses et ce sont les faiblesses qui les ont emmenés (en partageant leurs expériences) à pouvoir être des références au sein de leurs communautés et déjà aussi à tirer d’autres partenaires vers elles » a indiqué Alice.

Les bénéficiaires plus que satisfaits.
Pour l’une des bénéficiaires, Sabine Ouédraogo/Compaoré, présidente de l’association féminine Dotinogo de la commune de Tankounadié du Sahel, c’est un bilan positif «  parce que c’est un accompagnement qui a permis quand-même à l’association d’être visible au niveau de la région du Sahel du moment que Tankougounadié, est presqu’à la frontière du Mali, du Niger. Les activités que nous avons menées impactent déjà sur la région du Sahel et même au-delà de la région du Sahel.   Cela a permis en outre de rehausser le nom de notre association et aujourd’hui, nous pouvons dire qu’avec le coaching de WANEP, nous avons atteint un niveau acceptable et si nous suivons les conseils, ce sera bien pour notre structure et je pense que jusque-là, ça va ».
Des recommandations ont été faites de la part des ONG (organisations non gouvernementales) à l’endroit de WANEP-BF et ses partenaires et du gouvernement burkinabè.

A l’endroit de WANEP
La reconduction du projet pour une phase II.
Un accompagnement avec la continuité des dialogues et des causeries-débats,
Accompagnement pour la réalisation du plan d’action établi,
Un appui technique au coaching, la dotation des outils de support pour la sensibilisation sur les VBGS,
L’aménagement de site pour la prise en charge des victimes et le renforcement de capacités pour la lutte contre les VBGS,
Renforcer les capacités des différentes couches sociales sur la gestion des conflits, des VBGS et la cohésion sociale,
Veiller au fonctionnement des cadres de gestion de conflits dans les différentes couches sociales,
Développer un projet spécifique sur les fistules obstétricales qui a une grande ampleur dans la province.

A l’endroit du gouvernement burkinabé.
Faire connaitre et appliquer les lois sur les VBGS,
Rendre plus opérationnel les systèmes de prise en charge des victimes,
Insérer des modules de formation sur les VBGS dans les programmes d’enseignements,
Créer des AGR (activités génératrices de revenus) au profit des femmes démunies,
Subventionner les crédits pour permettre aux femmes d’avoir des fonds pour leurs activités,
Le retour des populations dans leurs zones d’origine,
La réouverture des centres de santé et des écoles,
Le gouvernement doit assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’étendue du territoire burkinabè, le retour des déplacés dans leurs communes respectives,
La restauration de l’autorité de l’Etat,
La récupération des territoires occupés,
L’approvisionnement en vivres pour les personnes vulnérables,
Et la réouverture des écoles et tous les services sociaux.
En rappel, ce projet « d’appui à la mise en œuvre des activités de coopération transfrontalière dans la zone du Liptako-Gourma » est un projet mis en œuvre au Mali, au BF et au Niger par le biais de ONU Femmes et ses neuf partenaires de l’organisation des nations unies avec l’appui financier des agences autrichienne et suédoise pour le développement.
Les associations bénéficiaires sont :
L’association Féminine Dotinogo de la commune de Tankougounadié au Sahel,
L’association CURAL du Yagha( autrement dit protection du Yagha)dans la commune de Titabé au Sahel,
Et l’association des Femmes Battantes pour le Développement (AFEBAD) dans la commune de Thiou dans la région du Nord.

benedicteoued@gmail.com

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