Protection des femmes défenseures des Droits humains en Afrique de l’Ouest : Comment mieux protéger cette cible dans l’exercice de ses fonctions.

La Coalition burkinabé des Défenseurs des Droits humains (CBDDH) en collaboration avec la Coalition ivoirienne des Défenseurs des Droits humains (CIDDH) ont organisé une session de consultations avec les femmes Défenseurs des Droits humains (FDDH) et groupes marginalisés au Burkina Faso (BF) le mardi 18 avril 2023 à Ouagadougou.

Cette session rentre dans le cadre d’un Projet intitulé « Protection des FDDH et groupes marginalisés face aux défis émergents dans la sous-région ouest-africaine » et a été financé par FJS (Foundation for a just society a expliqué les organisatrices et d’ajouter que ce projet est non seulement co-exécuté par la  CIDDH et la CBDDH dans le soucis de contribuer au renforcement de la protection des femmes Défenseures des Droits humains en Afrique de l’Ouest.

Ce projet qui s’étalera sur une période de janvier 2023 à juin 2024, concernera le BF, la Guinée , le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria et le Sénégal et touchera les groupes marginalisés, les FDDH de la sous-région ouest-africaine (issues des groupes marginalisés ou accompagnant ces groupes (LGBTI, les personnes en situation de handicap, les travailleuses de sexe)), les FDDH travaillant sur les thématiques en lien avec les industries extractives, l’extrémisme violent etc. ; les FDDH travaillant dans des contextes en proie à des actes de terrorisme, de coup d’État ou autre forme d’instabilité politique, ont -elles précisé.

Plusieurs activités sont au programme, ont-elles souligné :

Consultations avec les FDDH et groupes marginalisés dans les pays ciblés spécifiquement avec déplacement de l’équipe de coordination,

Session régionale pour discuter des défis émergents dans la sous-région ouest-africaine (récul en matière de Droits, extrémisme violent, terrorisme, lois restrictives, Droits des femmes, démocratie, attaque contre les communautés LGBTI, égalité et participation de la femme…) et des changements souhaités,

Plaidoyer sur la question du recul de la protection des Droits de l’homme surtout ceux des FDDH et groupes marginalisés (Droits des LGBTI, Droits des femmes).

L’objectif général ; c’est de contribuer à une protection efficace des FDDH et groupes marginalisés face aux défis émergents dans la sous-région ouest-africaine, ont-elles conclu.

Il s’agit spécifiquement entre autres de :

Diagnostiquer les défis et barrières auxquels sont confrontés les FDDH et les groupes marginalisés dans le contexte actuel de la sous-région,

Discuter des défis émergents et leurs causes/facteurs dans la sous-région ouest-africaine (mouvements terroristes, recul des Droits de l’homme/libertés fondamentales et de la démocratie, les lois restrictives, les formes de discrimination à l’encontre des FDDH et défenseurs marginalisés) avec la contribution du Rapporteur spécial des nations unies sur les Droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association,

Formuler des recommandations sur les défis spécifiques identifiés et mener un plaidoyer auprès des mécanismes internationaux des Droits de l’homme,

Développer une approche de proximité des coalitions nationales des Défenseurs des Droits humains dans la sous-région avec les FDDH et groupes marginalisés,

Adopter une stratégie nationale et régionale de protection des FDDH et groupes marginalisés.

Les organisatrices sont :

Marthe Coulibaly, coordonnatrice de la CIDDH), Amande Koffi, membre de la CIDDH (toutes de la Côte d’Ivoire) et Florence Ouattara, coordonnatrice de la CBDDH du Burkina Faso.

                                   

 benedicteoued@gmail.com

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