Promotion et Défense des Droits humains : IPBF vole au secours des Personnes Déplacées Internes et les Défenseur (e)s des Droits humains.

Le Burkina Faso (BF) traverse une crise sécuritaire depuis 2015 avec un déplacement massif des populations (80% d’enfants et de femmes et dans ce déplacement massif de population, les femmes sont exacerbées par les violences sexuelles et sexistes).

Autant cette crise humanitaire impacte les filles et les femmes, autant l’insécurité grandissante a un fort impact sur le travail des Défenseur (e )s des Droits humains et ces derniers font face à beaucoup d’obstacles pour l’exécution de leurs activités.

C’est fort de ce constat, que l’initiative pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF), en tant qu’organisation Féministe de Défense des Droits des filles et des femmes pour apporter son soutien et son accompagnement à ces femmes qui sont éprouvées et surtout agir en amont pour l’élimination de ces violences sexuelles et sexistes que vivent les femmes, a mis en place un Projet dénommé « Réponse pour le Sahel » a expliqué Wendyam Micheline Kaboré, directrice exécutive de IPBF.

Ce projet qui a vu le jour grâce à l’appui financier de la Fondation pour une société Juste (FJS) (pour une valeur de 750000Dollars soit 75.000.000FCFA) couvre les régions de l’Est, du Centre-Nord, de la Boucle du Mouhoun et du Centre et a une durée de 18mois (juin 2024 : fin du projet), a-t-elle ajouté.

Le lancement dudit projet a eu lieu le vendredi 14 avril 2023 à Ouagadougou en présence d’acteurs étatiques, des OSC (organisations de la société civile) et des organisations étatiques et non étatiques Défenseures des Droits humains.

Plusieurs actions sont au programme a précisé Micheline.

Des actions, il est prévu la création d’espaces sûrs « C’est de créer des endroits espaces sûrs comme son nom l’indique où les filles et les femmes pourront se retrouver pour échanger, discuter ensemble, mener des activités, mais aussi un endroit où elles pourront s’exprimer parce que c’est très important à la suite des violences qu’elles subissent. Il n’ya pas toujours un cadre d’expression pour ces femmes, un cadre qui les permette vraiment de pouvoir s’exprimer, même pour dénoncer ces violences qu’elles subissent. Donc, les espaces sûrs seront des endroits où elles pourront s’exprimer, se confier à des personnes, à des gestionnaires de cas qui seront sur place parce que ce n’est pas du jour au lendemain que les langues se délient, mais le fait de fréquenter ces espaces, elles pourront à tout moment s’exprimer sur les violences .

Au niveau des espaces sûrs , il y’a des activités qui sont prévues en dehors des activités récréatives :   renforcement de connaissances à travers des formations qui sont prévues Parce que la plupart du temps ,quand les femmes et les jeunes filles déplacées internes arrivent sur les sites, il y’a d’abord les établissement qui ne sont pas suffisants ; ce qui fait que  le retour à l’école n’est pas systématique pour la plupart d’entre elles et donc on va permettre qu’elles puissent bénéficier de renforcement de  capacités sur les questions d’autonomisation ( elles seront formées sur des métiers et elles seront soutenues pour s’installer et celles qui auront également des projets, pourront être soutenues pour mettre en œuvre ces projets en vue  de développer leurs capacités d’autonomisation vue que souvent elles perdent tout en se déplaçant de leurs habitats vers les sites des déplacés internes ».

En plus de ces espaces sûrs, il y’aura aussi la gestion des cas qui sont déclarés « C’est tout un continuum de dispositifs pour créer des espaces d’expression , leur permettre de mener des activités ;mais également de pouvoir gérer ces cas . Nous n’intervenons pas dans la gestion des cas, mais de pouvoir référer ces cas aux structures habilitées pour qu’elles soient prises en charge efficacement ».

Il y’aura aussi des activités de sensibilisation de prévention contre les violences « On sensibilise également la population d’accueil, on parle de Vivre-Ensemble, comment elles peuvent accueillir les personnes déplacées internes et comment les personnes déplacées peuvent elles aussi mieux s’intégrer dans la société. Les activités de sensibilisation vont accompagner vraiment pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles que ces femmes subissent et le Plaidoyer est prévu à l’endroit des leaders communautaires, les religieux et coutumiers dans les localités de mise en œuvre.

Il est prévu également faire du Plaidoyer pour les autorités locales décentralisées pour toujours appuyer, soutenir la prise en compte de la prise en charge des personnes (surtout les femmes déplacées internes) ».

La question du Bien-Etre sera aussi abordée  «  La question du Bien-Etre est une question politique dans le cadre du travail Féminisme que nous menons, et pour cette question, nous aurons des rencontres avec les Défenseur (e)s des Droits des femmes, discuter, créer des espaces de prise en charge (que ce soit psychologique, social avec ces Défenseur(e )s, de faciliter des actions de Bien-Etre de tous ordre, avoir des sessions ensemble pour discuter des difficultés qu’ils  rencontrent dans le cadre de leur travail, mais aussi accompagner avec des soins ( il y’a des soins de Bien-Etre que l’on peut se procurer pour être Bien, pour se soulager, pour vider son esprit ; donc, nous allons accompagner les Défenseures avec des actions, des activités de Bien-Etre dans le cadre de ce projet) ».

Le volet autonomisation est aussi pris en compte « Les filles vont être formées, elles vont bénéficier de kits, de ressources pour pouvoir s’installer et développer des activités économiques qui vont renforcer leurs capacités ».

                              benedicteoued@gmail.com

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