Malaika : Pour promouvoir la cohésion sociale à travers le dessin animé.

La salle de conférences Shamar Empires a abrité dans la matinée du jeudi 31 mars 2022 à Ouagadougou, la projection de presse de la série de dessins animés.

26 épisodes en raison de 7.000.000 FCFA par épisode et pour une durée de plus de trois mois, ce chef d’œuvre qui au départ était destiné à être des coffrets selon les producteurs, sera finalement un film.
Malaika, jeune fille albinos, est le personnage principal dans le dessin animé a expliqué un des producteur ; Serge Dimitri Pitroipa, réalisateur producteur de films d’animations et président de l’association burkinabé des films d’animation et de poursuivre que le choix porté sur une fille albinos consistait à sortir de l’ordinaire. Pour lui, l’objectif poursuivi, était d’amener les enfants à aimer leurs semblables albinos et inciter ces derniers à s’exprimer « L’albumine n’est pas une maladie, c’est pour que les enfants aiment les albinos et que ces derniers arrivent aussi à s’exprimer. On a choisi le prénom Malika parce que c’est un prénom universel et il ne se limite pas seulement au Burkina Faso (BF) et c’est pour pouvoir aussi exploiter le film à l’extérieur. Et n’oubliez pas que   Malaika vient de l’Ange ».
Wilfrid Paré, un des producteurs de séries, pour abonder dans le même sens que son prédécesseur, a expliqué que le BF regroupe plusieurs ethnies et pour qu’il n’yait pas d’amalgame, ils ont voulu la neutralité « On parle aussi de la guerre des images et on veut faire comprendre au monde que l’albinos est aussi une personne ».
Malaika qui est une jeune fille comme les autres, une jeune fille dynamique qui est beaucoup connectée sur les réseaux, pourra partager sa culture qui est celle burkinabé et faire découvrir le patrimoine culturel que regorge le pays des hommes intègres a précisé Serge « Elle pourra montrer ce que son pays a ; les valeurs de son pays ».
Et comme on parle beaucoup de cohésion sociale au Burkina Faso ; parce qu’on a besoin de la cohésion sociale, besoin d’éduquer les enfants à travers la cohésion sociale ; parce que à travers les dessins animés les enfants pourront connaitre la valeur de la cohésion sociale, c’est pourquoi les idéaux de Malaika tournent autour de la cohésion sociale, a-t-il souligné.
Serge a indiqué en outre que leur vision consistait à faire la promotion de la culture burkinabé à travers le dessin animé «Nous avons remarqué que nos chaines sont inondées de dessins animés d’autres cultures. Notre souhait est qu’à travers la production de ce film, à travers cette série  nous puissions insérer notre programme aussi dans celui des chaines des autres télés».
Il faut noter aussi que du marchandising est aussi fait derrière ce film à travers la fabrication de clés, de teeshirts, et autres…, a-t-il ajouté.
Cette rencontre a connu la participation de Gaston Kaboré, grand cinéaste. Des attestations de reconnaissance et d’honneur ont été remises à des stagiaires pour leurs efforts dans la réalisation de ce joyau et à certains invités de marque.
Ces dessins animés ont été possible grâce à des recherches que ce soit sur internet, des documents spécialisés et même auprès de personnes ressources et aussi à l’accompagnement financier du ministère de la communication, de la culture et du tourisme.
Les thèmes majeurs abordés en lien avec la cohésion sociale sont :
Art et artisanat (fresques murales de Tiébélé, chapeau de Saponé, vannerie de Banfora),
Sport et loisir (lutte en pays San, tir à l’arc en pays Lobi, course de chameaux en pays Peulh, le Binon),
Rites et coutumes (Nabasga de Zorgho, géomancie du Gourma),
Funérailles en pays Lobi, sortie des masques de Dédougou),
Environnement (silures sacrées de Dafra, charte des Dozos).

benedicteoued@gmail.com

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