Litiges fonciers : Seydou Compaoré promet de traduire en justice ceux qui l’accusent.

Le promoteur immobilier de EJCPI, Abdoulaye Kaboré alias Excellence
Joanny, ressortissant de Bouassa
Le Maire de l’arrondissement 7 de Ouagadougou Seydou Compaoré

«  Si on te cherche en plein jour avec une torche, travaille de sorte que même si on enlève les yeux et on les dépose, qu’on ne puisse pas te voir » Dixit Seydou Compaoré maire de l’arrondissement 7 paraphrasant un adage. 

Le maire de l’arrondissement 7 de Ouagadougou, Seydou Compaoré selon ses dires, est accusé par des promoteurs immobiliers d’être au centre de malversations.
En effet, au cours d’une rencontre avec des habitants de Kargoudgin de Bouassa tenue le vendredi 6 février 2021, trois promoteurs immobiliers que sont la EGCPI (la société immobilière Excellence générale construction et promotion immobilière), Impact immo et FILCAN ont dit être mécontents et frustrés du comportement de Seydou, qui selon eux les a trahi, a violé l’Accord qui les liait en tissant un autre lien avec un autre promoteur immobilier du nom de Saha immobilier.
Ces promoteurs, sous la houlette du promoteur EGCPI, Abdoulaye Kaboré alias Excellence, sont revenus sur les faits.
Selon lui, tout est parti en 2017, année à laquelle ils avaient bénéficié (les trois partenaires) d’un Titre de Cession en 2017 signé par la mairie de l’arrondissement 7, par les impôts de Boulmiougou, du Domaine et aussi des propriétaires terriens de l’ordre de 222ha sur la Cession.
Il se trouve qu’après constat, ils s’étaient rendu compte que la même mairie avait encore signé un autre Titre de Cession pour un autre promoteur immobilier du nom de Saha immobilier permettant à ce dernier d’annexer 122ha des 222ha qui leur était assignés.
En plus du Titre de Cession, la mairie a fait rapidement une délibération qu’elle a remise à Saha immobilier au détriment des promoteurs immobiliers et ceux terriens qui ont fait une opposition (qui ont résisté) qu’ils ont déposé auprès du guichet unique, du cadastre, de Ouaga II, de Boulmiougou et de la mairie afin qu’un autre Titre ne soit délivré à Saha immobilier, a-t-il poursuivi.
« Malheureusement nous constatons que malgré l’opposition que nous avons déposée, Saha a usé de tous les moyens de contournement pour faire un Titre foncier avec la complicité d’autres », a-t-il dit avec indignation.
Il a en outre souligné qu’il s’était rendu compte de l’abattage des arbres par Saha immobilier (ce qui est interdit par le code de l’environnement ), soit disant qu’il (promoteur de Saha immobilier) voulait délimiter la route ; ce qui était faux puisqu’il a profité ajouter des parties pour agrandir son terrain «  Nous avions voulu construire une cité écologique avec ces arbres, mais hélas puisque ce sont des arbres à karité qui sont là depuis des années qui ont été abattus sauvagement ».
Abdoulaye selon ses dires, qui n’a pas du tout aimé un tel acte a cherché à savoir pourquoi malgré la protection des arbres, Saha immobilier les a abattus sans être inquiétés « Nous nous sommes rendus à la direction provinciale de l’environnement , qui nous a fait savoir que Saha immobilier est passé par d’autres communes notamment celles de Tanghin Dassouri et de Komsilga qui lui ont fait un traitement de faveur en lui délivrant un Titre lui permettant d’arracher les arbres ; le directeur provincial du domaine nous a fait savoir qu’eux aussi ont été trompés parce qu’ils ignoraient l’existence d’un litige foncier ; c’est pour cela ils ont délégué des personnes qui sont venues sur le terrain et ordonner à ceux qui manipulaient la machine (qui coupait les arbres) de quitter le terrain et c’est ce qui fut fait.
Malheureusement, ils ont repris l’abattage des arbres lorsque cette délégation est partie. Et c’est là que je me suis rendu à Kossodo qui a dépêché une équipe de près de 12forestiers armés qui ont pu faire des photos et compter les arbres déracinés et le chef forestier nous a demandé de nous entendre ».
Abdoulaye qui dit avoir pris note des conseils du chef forestier, est rentré en contact avec le promoteur de Saha immobilier 2 à 3 reprises afin qu’ils puissent trouver un terrain d’entente.
Que ne fut son désarroi, sa surprise désagréable lorsque le promoteur de Saha immobilier lui a fait savoir qu’il avait prévenu la mairie qu’il allait occuper leur terre en faisant ce qu’il voulait puisqu’il qu’il s’en foutait de personne et qu’il pouvait payer tout le monde avec son argent «  A 2 ou 3 reprises, on s’est assis chez Saha immobilier pour qu’on puisse trouver un terrain d’entente et il est venu aussi nous voir .on a travaillé ensemble et il était d’accord pour le principe ; logiquement, il avait 72ha qu’il avait acquis de l’autre côté , mais il a dit à la mairie qu’il a annexé notre terre , mais il va en faire ce qu’il veut, qu’il s’en fout de personne et qu’il pouvait payer tout le monde, avec son argent .
Nous avons interpellé la mairie en l’invitant de prendre ses responsabilités puisque tout venait d’elle et que si elle n’avait pas prêté le flanc, tous ces problèmes n’allaient pas avoir lieu »

Joanny Nacoulma la soixantaine bien sonnée et natif de Bouassa, retraité et revenu vivre avec les siens, abondant dans le même sens qu’Abdoulaye, tout comme son prédécesseur, reconnait avoir signé un Accord avec des promoteurs immobiliers (que sont JCPI et autres). Cet homme qui dit ne pas comprendre l’attitude du maire a promis aux tout premiers promoteurs d’être toujours avec eux quoi qu’il en soit « Le maire a entériné l’Accord qu’il a signé avec les trois promoteurs et a permis à un autre promoteur (Saha immobilier) d’accaparer nos terres sans notre consentement et à notre insu grâce à son aval. En plus de cela, il a bloqué le dossier des trois promoteurs prétextant que ces derniers n’ont pas d’argent. Nous ne connaissons pas Saha immobilier, puisqu’il n’a jamais cherché à nous rencontrer. En leur signifiant notre refus d’occuper nos terres, Saha immobilier nous a fait savoir qu’il avait l’aval du maire Seydou, qu’il s’en fichait pas mal de nous qu’il ignorait l’existence d’une famille, et que ce sont les terres qui l’intéresse. Je pense et crois qu’il y’a du faux dans la mairie  ».
Abdoulaye qui s’est basé sur l’article 214 de la RAF qui stipule qu’on ne peut pas violer la superficie d’une personne s’est indigné du fait que le comportement de Seydou et du promoteur de Saha immobilier étaient une insulte au Droit immobilier, une complicité, une manipulation «  le mensonge ; c’est très dangereux pour le pays , si le maire n’avait pas signé la Cession et remettre à Saha immobilier, s’il n’avait pas délibéré sur les 123 ha qu’il a annexé, il n’allait pas avoir tout cela. Il a signé doublement et qu’il réponde de ses actes, en nous donnant les raisons d’un tel acte. Ce que nous dénonçons, c’est une insulte au Droit immobilier qui est spécifique et qui n’est pas une course de vitesse, c’est une question de fonds et c’est le fonds qui compte ». 

Nous avons voulu savoir ce qui se passe réellement avec le maire Seydou (afin d’équilibrer notre article). Et ce dernier a accepté se confier en nous, contrairement à Seydou Compaoré, le promoteur de Saha immobilier, Florentin Kafando qui a promis de nous revenir soit le dimanche 07 février dernier dans la soirée (parce que étant allé au pèlerinage de Yagma) ou le lundi 08février, puisqu’il ne pouvait pas se prononcer sans auparavant consulter son chargé de communication Azize Ouattara , jusqu’à ce que nous écrivons l’article, n’ avait pas fait signe.

Le maire de l’arrondissement 7 Seydou Compaoré se sent offensé et souligne que tout ce que disent les trois promoteurs est faux.
« Je connais Impact immo parcequ ‘en 2017, ils sont venus à 3 dans mon bureau en me signifiant qu’ils étaient des promoteurs immobiliers et ils ont même déposé leur papier et partir et depuis cette date, je ne les ai plus revus.
Cependant, j’ignorais l’existence des deux autres EGCPI et FILCAN, dans la zone, je savais que Impact existait ; si les autres se réunissent pour dire que moi Seydou Compaoré maire de l’arrondissement 7 je les ai exproprié de leur terre pour donner à Saha immo, c’est du faux ; j’exige qu’ils m’envoient la preuve matérielle de ce qu’ils disent, qu’ils me montrent le propriétaire terrien que j’ai eu à contacter ou à négocier un lopin de terre pour un promoteur immobilier ».Dixit Seydou Compaoré, maire de l’arrondissement 7 de Ouagadougou.

Seydou qui dit avoir hérité d’une mairie à problèmes, et qui a insisté sur le fait qu’il n’avait jamais signé des délibérations (comme l’atteste ses détracteurs) pour un promoteur immobilier, a invité ceux qui l’accusent à apporter une copie de la délibération comportant le terrain à qui il a remis à Saha immo, si non que ces derniers seront poursuivis et traduis en justice « C’est facile d’accuser une personne et je vous dis que moi-même je vais porter plainte contre ceux qui m’accusent ». Il a en outre souligné que les histoires de terrain l’importaient peu depuis qu’il a hérité de cette mairie à problèmes «  Vous les journalistes savez très bien que j’ai hérité d’une mairie à problèmes et mon accession à la tête de cette mairie a été un problème , donc il y’a un adage qui dit,   que si on te cherche en plein jour avec une torche, travaille de sorte que même si on enlève les yeux et on les dépose, qu’on puisse pas te voir , moi je suis dans cette dynamique, je n’ai jamais négocié un terrain pour quelqu’un n’en parlons pas aller retirer des terrains d’un promoteur immobilier et le remettre à un autre promoteur immobilier , moi je ne suis pas dedans et c’est vous même qui venez de m’apprendre ce soir qu’il y’a ces promoteurs immobiliers sur le terrain ».
Seydou qui s’est senti offensé, a invité les propriétaires terriens à se manifester haut et fort contre lui, si toute fois ils estiment qu’ils ont été approchés soit directement ou soit par contact téléphonique en mentionnant la date, car selon lui, les TIC (technologies de l’information et de la communication) qui sont fiables, les téléphonies mobiles pourraient fournir de vraies informations sur l’historique des appels «  et on verra si j’ai appelé quelqu’un négocier un terrain et si je l’ai fait, la même population qui réclame justice aujourd’hui, peut-être à mesure de dire voilà c’est à cette date que je les ai appelés ou contacter physiquement ».
Le ministre de l’urbanisme et de l’habitat Maitre Stanislas Sankara est donc interpellé afin que lumière soit faite sur cette affaire.

benedicteoued@gmail.com.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.