Éducation aux risques liés aux engins explosifs improvisés : Des journalistes outillés.

La menace sécuritaire au Burkina Faso est bien réelle.
Plusieurs attaques de groupes armés sont commises dans le Nord, l’Est, le Centre- Nord et le Sahel avec une présence des groupes armés terroristes dans différentes franges frontalières du pays.
Dans leurs attaques, ces derniers font également usage des engins explosifs improvisés (EEI).
Le 1er incident comportant l’utilisation d’engins explosifs au Burkina Faso ( BF) remonte au mois d’août 2017 dans la région de Tongomayel et les attaques par EEI ont fait 68 victimes depuis le début de l’année 2020.
C’est dans le but de contribuer à atténuer les risques posés par ces EEI, que le service de lutte anti-mines des Nations Unies ( UNMAS) en collaboration avec la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères ( CNLPAL) ont convié une trentaine de journaliste nationaux ( des régions à déficit sécuritaire accru que sont le Nord, le Centre Nord , l’Est et le Sahel en plus du Centre) que internationaux issus des médias ( télévision, radio, presse écrite et presse en ligne) afin de les informer et de les sensibiliser sur les menaces sécuritaires émergents ( cas des engins explosifs à Ouagadougou) à travers des communications dites par des experts en la matière, a souligné le Sécrétaire permanent de la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères ( CNLPAL), le Colonel Major Christophe Raoul Tapsoba «  L’essentiel de la formation, c’est de montrer les rudiments élémentaires aux femmes et hommes de médias qui leur permettront d’être des relais auprès des populations, c’est-à-dire connaître les enjeux explosifs improvisés que l’on rencontre au BF , comment faire pour les reconnaître et évidemment comment faire pour les éviter ».
Pour le Représentant de UNMAS BF, Philippe Renard a expliqué qu’ils étaient engagés avec la
CNLPAL pour outiller les journalistes( qui sont des vecteurs importants de sensibilisation selon lui) avec un minimum de connaissances afin que ces derniers puissent à leur tour relayer l’information reçue tout en sensibilisant les populations les plus à risque.
A travers ces sensibilisations, «  nous nous sommes fixés un objectif d’atteindre au maximum 70.000 à 80.000 personnes surtout celles déplacées internes » a ajouté Christophe et de souligné qu’il était agréablement surpris de la réponse à leur invitation de la part des femmes et hommes de médias : ( Nous avons invité une trentaine de médias qui ont tous répondu à notre appel, nous ne pouvons que les remercier et nous pensions qu’ils sont notre relais pour faire passer les informations ».
Les communications axées sur la présentation des objectifs de la rencontre et amendement du programme, la présentation sommaire de la CNLPAL, de l’UNMAS et de leurs missions, la situation des EEI au BF ( objectifs et risques des engins explosifs) , sur les indications des présences des engins explosifs, sur les initiatives de sécurisation et de protection des populations civiles contre les EEI ont été dites par des experts de ces deux structures suivies d’échanges/ recueils des attentes et suggestions des participants.
Les communicateurs étaient :
Colonel Major Christophe Raoul Tapsoba
Régina Ouattara , directrice de la communication
King Venas,
Oumarou Konaté,
Et Térance.
Ces structures sont épaulées par le Danish Demining Group.
benedicteoued@gmail.com

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