Création, manipulation et maitrise des réseaux sociaux : WANEP Burkina outille des femmes leaders d’associations communautaires de Thiou, de Tankougounadié et de Titabé.


«  Cette formation fait suite à une de nos doléances après le coaching avec WANEP, laquelle doléance qui portait sur la création des pages Facebook et cette formation est à point nommé parce qu’elle nous permettra d’avoir une visibilité sur ce que nous faisons et cela aura un impact positif sur l’avenir de notre association. La création des pages Facebook, nous aidera en outre à vendre nos produits et nous pouvons aussi inviter certaines personnes à nous suivre » Dixit la présidente de l’association féminine Nongdo du Sahel dans la commune de Tankougounadié, Sabine Ouédraogo/Compaoré.

Le réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP) Burkina organise du 21 au 22 janvier 2022 une séance de coaching et d’accompagnement au profit de trois ONG (organisations non gouvernementales).

Cette activité rentre dans le cadre du projet «  Appui à la mise en œuvre des activités de coopération transfrontalières dans la région du Liptako-Gourma » a indiqué la coordonnatrice nationale de WANEP-Burkina, Alice Kombary/Soulama.
Elle a en outre souligné que c’est suite à l’identification de certaines faiblesses de ces associations que WANEP travaille à les corriger et c’est dans la même lancée que sa structure les accompagne techniquement « nous avons fait ensemble le diagnostic avec ces organisations qui ont fait ressortir aussi bien leurs forces que leurs faiblesses.
Nous les accompagnons à corriger ces faiblesses, nous les appuyons et on essaie aussi de tout améliorer.
Nous essayons en outre de renforcer les acquis qui existent déjà afin que les activités que nous menons à leur endroit puissent être à la hauteur de nos attentes ».
Cet accompagnement est un long processus puisqu’il y’aura un suivi continu a-t-elle dit «  même si le projet finit, nous aurons atteints nos résultats et même on se rassurera à la fin que ces organisations répondent à certaines mesures et qu’à leur niveau elles puissent aussi atteindre les objectifs qu’elles s’étaient fixés ».
Alice Kombary qui dit beaucoup attendre d’elles, a souhaité qu’au sortir de ces 48h de formation, ces femmes puissent réellement créer officiellement leurs comptes Facebook « Au sortir de cette formation, chaque structure doit avoir son compte Facebook, et chaque structure devrait savoir comment fonctionne les comptes puisque nous leur avons trouvé un expert qui est là pour les accompagner ».
Pour l’expert en communication digitale, marketing opérationnel Christian Nonguierma, cette activité consiste à accompagner, à essayer d’apporter un caractère digital aux différentes associations dans la création de leurs pages Facebook, Twitter et la visibilité de tout ce qu’elles font « c’est la suite d’une campagne de formation que nous avions déjà eue sur Facebook, Twitter, pour pouvoir rendre plus visible les différentes actions de ces différentes associations que nous sommes en train de former ».
Christian est revenu sur ce qui était déjà fait le matin à savoir la création des différentes pages de ces associations « parce qu’il faut noter que ces associations n’avaient pas du tout de visibilité ni de site web ni de visibilité digitale, donc, nous avons créé déjà les pages Facebook de ces associations.
Nous sommes en train d’apprendre maintenant leur paramétrage et à la suite nous verrons comment publier sur les différentes pages pour qu’à chaque fois ces associations puissent relayer l’information, puissent montrer ce qu’elles font ».
Christian a trouvé normal que ces femmes puissent rencontrer des difficultés lors de leur apprentissage, parce que selon lui la digitalisation est arrivée beaucoup plus récemment et donc ça fait que tout le monde n’a pas une facilité d’accès aux réseaux sociaux «  Beaucoup ont des profils Facebook, mais ne savent même pas utilisés les applications Facebook, Twitter. Donc, il faut même apprendre premièrement à créer, apprendre à paramétrer, apprendre à utiliser, ce qui n’est pas forcement chose facile ».

Des participants se prononcent.
«  A l’endroit de WANEP, ce sont des mots de remerciement ; remerciement parce qu’il a pris en compte nos doléances, nos recommandations. Nous leur demandons de toujours nous
soutenir en nous guidant sur le bon chemin afin que notre association puisse grandir comme les autres et que nous ayons une place au soleil car nos partenaires pourront nous connaitre et pourront apporter leur soutien à notre association » Dixit Sabine.
Sabine qui a trouvé très professionnel le formateur Christian, reconnait que cette formation n’est pas difficile du moment qu’elle manipule déjà les portables qui sont quand-même spécifiques «  et comme il y’a les applications, le formateur est aussi patient avec nous pace que nous sommes d’une autre génération et le fait qu’il y’a le respect mutuel et le langage facile entre le formateur et nous, je trouve que cette formation est bien dispensée et que WANEP ne s’est pas trompé de la personne pour nous former ».
Même son de cloche pour Youssoufi Abdoulaye, président de l’association Kura qui signifie en langue fulfuldé «  la protection du Yagha » du Yagha.
Abdoulaye qui a remercié du fonds du cœur WANEP et ses partenaires pour la bonne collaboration qui existe entre et sa structure et elle, a profité de l’occasion qui lui était accordée d’émettre une fois de plus de doléances «  nous attendons d’elle de bien organiser des sessions de formations afin que certaines femmes puissent en bénéficier et aient des notions sur les VBG ( violences basées sur le genre) qu’elles connaissent et vivent avec et d’appuyer autant qu’elle peut notre structure afin qu’elle puisse réaliser les activités qui permettront de diminuer le stress des femmes du Yagha ».
Ce qui est attendu du formateur, c’est pouvoir acquérir une compétence afin d’aller vraiment sensibiliser les populations de la commune de Titabé et y compris toute la province du Yagha dans le domaine de la cohésion sociale et surtout la VBG que vit actuellement le Burkina Faso (BF), a-t-il mentionné.

Sanata Kaboré/Ouédraogo, de l’association des femmes battantes pour le développement de Thiou, abondant dans le même sens que ses prédécesseurs, s’est dite très fière de cette formation puisqu’elle permettra à leur association d’être partout visible « nous sommes en train de créer des pages Facebook pour pouvoir présenter au monde entier tout ce que nous faisons dans notre commune et dans notre région ainsi que dans notre province, ce qui fait que nous sommes très fiers ce matin pour cette séance de coaching ».
Pour le moment, nous sommes en train de créer nos pages et avec le temps, nous présenterons nos activités pour qu’on puisse nous accompagner, a-t-elle poursuivi et a souhaité qu’à l’issu de cette formation, elles soient aptes à créer et à publier des thèmes très très pertinents.
« Nous remercions WANEP d’avoir porté leur choix sur notre association. Merci de nous accompagner pour qu’on sache qui nous somme. Merci pour l’accompagnement de notre commune et surtout les femmes en situation de difficultés », a-t-elle conclu.

benedicteoued@gmail.com

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