

Une délégation de l’Organisation internationale du travail (OIT) sous la houlette du Directeur général de OIT, Gilbert Houngbo séjourne au pays des hommes intègres depuis le Mercredi 08 avril 2026 et ce, jusqu’au samedi 11 avril 2026.
Cette visite qui fait suite à celle du Mali, traduit la ferme volonté de l’OIT de s’entretenir avec les autorités burkinabè et de concrétiser le Protocole d’Accord entre l’OIT-l ’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et engagement renforcé pour l’emploi des jeunes et le travail décent.
Les activités ont débuté dans la matinée du jeudi 09 avril 2026 avec le ministre des affaires étrangères, Jean-Marie Karamoko Traoré.
Au cours des échanges, Gilbert Houngbo

est revenu sur le but de son séjour qui s’inscrit selon ses dires, d’une visite dans les trois pays de l’AES (Alliance des États du Sahel), une visite que l’OIT a décidé de commun accord avec les ministres en charge du travail et de l’emploi et des serviteurs du peuple depuis presqu’un an « Il est important pour moi d’être sur le terrain pour pouvoir échanger avec les autorités afin d’être sûr que l’expérience technique que l’OIT, le système des nations unies met à la disposition des autorités sur la base de la volonté et sur la base de l’ambition et de la stratégie adoptée par le pays ; c’est une question de respect de la souveraineté nationale. Je tiens à remercier le ministre des affaires étrangères parce qu’à travers les échanges, nous avons pu avoir une vue d’ensemble des défis et pour l’OIT, il est important de renforcer le volet développement en mettant l’accent sur l’emploi des jeunes qui est au cœur du mandat de l’OIT ».
Le Chef de la diplomatie burkinabè s’est réjoui de l’engagement de l’OIT ; lequel engagement selon lui, consistant à renforcer la coopération entre l’OIT et les pays de l’AES.
Et parlant de l’emploi des jeunes et du travail décent, à la suite de la rencontre avec le ministre des affaires étrangères, la Directrice pays de l’OIT, Diop Ndeye Coumba, a concrétisé le Protocole d’accord OIT-UEMOA (au sein de l’UEMOA) à travers sa signature.
« Cet accord marque une étape importante. Mais au fond, il vient surtout consacrer une réalité déjà bien établie : celle d’un partenariat solide, dynamique et résolument tourné vers l’avenir.
Depuis plusieurs années, l’OIT et l’UEMOA ont construit ensemble, une coopération structurante au service d’une ambition commune : faire de l’emploi décent un pilier central de l’intégration régionale et du développement économique et social dans l’espace communautaire.
Ce partenariat s’est d’abord illustré par un engagement fort en faveur du dialogue social. À travers notre appui au Conseil du Travail et du Dialogue Social de l’UEMOA, nous avons contribué à renforcer un cadre tripartite essentiel, permettant aux gouvernements, aux employeurs et aux travailleurs de construire ensemble des réponses aux défis du monde du travail.
Les résultats sont concrets. Au cours des dernières années, de nombreux avis stratégiques ont été adoptés sur des questions majeures : la transition écologique juste, les politiques salariales, la responsabilité sociale des entreprises, ou encore la sécurité et la santé au travail. Ces instruments ne sont pas simplement des textes : ils orientent les politiques publiques, ils éclairent la prise de décision, et ils renforcent la cohérence des réformes dans les États membres », a-t-elle précisé et de poursuivre que cet Accord Cadre, vient juste entériner un Partenariat de longue date qui leur permettra de travailler de façon pragmatique, de diversifier sur beaucoup de sujets qui sont très importants pour les pays de l’UEMOA « Des sujets liés au travail décent, à la protection sociale et le dialogue social. Nous allons continuer ce que nous avons fait, c’est-à-dire de renforcer les capacités à mieux faire les politiques (qu’elles soient plus inclusives) et surtout mettre à la disposition de l’UEMOA notre expertise technique dans le domaine de la promotion de l’emploi des jeunes en particulier. Au-delà de cet Accord-Cadre, nous avons des chantiers en cours qui sont très promoteurs y compris un programme conjoint sur la promotion de l’emploi des jeunes qui ciblent 100.000jeunes dans la sous region. Je disais tantôt qu’au-delà de ces 100.000 jeunes, ce partenariat entre l’UEMOA et l’OIT va permettre aux pays membres d’expérimenter les modèles de croissance inclusive : Vous savez qu’on ne peut plus se permettre d’avoir une croissance qui ne créée pas de l’emploi. Nous espérons que ce partenariat en particulier ce programme conjoint que nous allons finaliser bientôt avec l’UEMOA va nous permettre de changer la donne de façon très décisive la manière dont les politiques sont mises en œuvre dans l’espace ».

Professeur Filiga Michel Sawadogo, Président de l’UEMOA pi, a souligné que cela fait une vingtaine d’années que l’OIT et l’UEMOA travaillent ensemble sur un certain nombre de dossiers liés à la protection sociale, aux mutuelles, au travail décent, au dialogue social, à l’assurance maladie, à l’emploi et « Nous sommes tous parvenus à l’idée que pour aller de l’avant, il faut qu’on formalise nos relations dans un Accord Cadre et c’est ce que nous venons de signer aujourd’hui.
On n’est pas qu’à ce stade. On est déjà avancé ensemble sur des dossiers beaucoup plus d’envergure que ce que nous avons fait jusqu’à la date d’aujourd’hui, c’est un Accord Conjoint pour créer 100.000emplois dans la sous-région ; dans la zone UEMOA et les discussions sont très avancées et l’Accord va être certainement bouclé d’ici trois semaines à un mois et l’idée commune ; c’est que cet Accord va être le point de départ pour aller au-delà des 100.000emplois ; ce qui fait qu’on a beaucoup d’espoir là-dessus en sachant que la question de l’emploi est une question cruciale dans le monde , particulièrement en Afrique de l’Ouest où on a une forte démographie et une jeunesse nombreuse qui a besoin d’emploi , ce sont donc les conditions pourque la région soit aussi dans la Paix sociale que dans la croissance économique Il y’a beaucoup de choses positives en attente et c’est pourquoi nous sommes tous joyeux de signer cet Accord Cadre qui nous a donné l’occasion de nous retrouver et de parler de ce Projet qui va être signé dans les prochaines semaines ».

La journée du jeudi 9avril 2026 a pris fin avec les ministres des serviteurs du peuple, Mathias Traoré, des sports, de la jeunesse et de l’emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingue, de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, Moumouni Zougrana et de la santé, Lucien Robert Kargougou.

benedicteoued@gmail.com
