Clubs de leadership de l’IPBF : Et c’est parti pour les activités !

Le lycée Thomas Sankara a abrité la cérémonie de lancement officiel des activités des clubs de leadership de l’IPBF (initiative pananeutigri pour le bien-être de la femme) le lundi 18 octobre 2021.

L’objectif de la mise en place de ces clubs de leadership consiste à toucher le maximum de personnes possibles a expliqué la directrice exécutive de l’IPBF, Wendyam Micheline Kaboré

Wendyam Micheline Kaboré, Directrice exécutive de l’IPBF
 « Nous ne ciblons pas que les filles scolarisées, mais aussi les filles hors du système scolaire comme les organisations de jeunes filles et aussi les centres de formation avec les filles qui ont abandonné l’école et qui essaient de se former pour se développer. Nous avons également le centre de formation des jeunes filles de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ».
Ces clubs de leadership ont été mis en place dans le cadre de deux projets que nous sommes en train de dérouler, a-t-elle poursuivi.
En ce qui concerne le 1er projet «  le projet droit et santé des femmes, prévenir et lutter contre la Covid19 au Burkina Faso » ; c’est un projet qui est en lien avec les questions de santé sexuelle et reproductive (SSR) des jeunes filles, en lien avec les mesures barrières et sécuritaires qui ont été adoptées dans le cadre de la lutte contre le VIH et la Covid19 ( une étude diagnostique réalisée en 2020 a permis de mettre en exergue ces préoccupations), a-t-elle souligné «l’impact qui a été relevé c’est que le confinement et un peu la fermeture des classes a exposé les jeunes filles et les femmes à des pratiques sexuelles peu recommandables surtout à certaines violences sexuelles .
Nous avons la crise sécuritaire également qui a occasionné un déplacement massif des populations et au sein des personnes déplacées internes, ce sont des jeunes filles et des femmes qui font face à des défis en termes de SSR. Donc, dans le cadre de ce projet, nous avons souhaité intégrer la prise en compte de la SSR des jeunes filles et des femmes dans les activités de mise en œuvre de projet ».
Ces clubs de leadership mis en place par IPBF ont été une opportunité d’intégrer la thématique SSR à travers l’utilisation de jeu sans tabous et ce jeu qui est un jeu public renferme également d’énormes informations sur la SSR des adolescents et des jeunes, a-t-elle ajouté.
Micheline a en outre mentionné que ces clubs seront régulièrement animés par des filles leaders et paires éducatrices (formées en leadership et également en utilisation de jeu sans tabous de ces clubs) en causeries éducatives avec leurs paires dans les organisations partenaires de mise en œuvres du projet, dans les lycées et collèges , les centres de formations et également d’autres espaces mis en place.
Quant au 2ème projet « projet construire le leadership des femmes et des filles au BF », projet soutenu par OXFAM Burkina à travers le projet « voix et leadership des femmes ; il s’agit  de mettre en place des clubs de leadership dans 4 régions du Burkina que sont le Plateau Central, le Centre-Nord, la Boucle du Mouhoun a indiqué Micheline et de préciser que ce sont des clubs qui ont pour mission de développer le leadership des jeunes et des femmes «  et dans le cadre des animations de ces clubs, nous avons développé un outil de jeu sur le leadership qui est un jeu avec des différents niveaux qui vont permettre aux jeunes filles de pouvoir développer leur leadership au sein de ces clubs avec leurs paires. Le 1er projet a été financé par l’agence française de développement (AFD) à travers Equi Pop qui est une ONG française basée au Burkina ».

Les jeunes filles leaders formées, ont pour tâche de former à leur tour d’autres filles.
« Les jeunes filles leaders qui ont été formées auront à animer les causeries éducatives avec un groupe d’au moins 15personnes tout au plus 20 personnes pour partager avec les filles les connaissances et les compétences qu’elles ont pu acquérir au cours des formations sur le leadership, sur la SSR, et sur d’autres thématiques comme l’éducation , de façon générale sur la vie des femmes afin qu’elles puissent développer leurs capacités et leurs compétences à pouvoir être des leaders de leur vie et mieux assumer leur avenir en étant épanouies en faisant les choix responsables sur leur santé ou sur leur éducation » dixit Micheline.
Et parlant des filles leaders qui ont bénéficié de la formation, Micheline a relevé 100filles (dont 25 dans chaque région que sont : Le Centre, les Hauts Bassins, le Centre-Nord et le Plateau- Central.
Les filles de la Boucle du Mouhoun, celles du Centre-Est seront formées l’année prochaine a-t-elle dit et selon ses dires, ces filles (formées) à leur tour mettront en place des clubs de leadership d’au moins 15 à 30 personnes «  et 10 clubs sont mis en place dans chaque région, 10 au Centre et au Plateau-Central et au niveau du Centre-Nord c’est 20clubs et on a deux projets qui interviennent (donc 10clubs par projet), d’où 50 clubs au total mis en place dans le cadre de ce 2ème projet ».
Pour le choix des établissements, Micheline a insisté sur le fait qu’il existe déjà un partenariat avec certains établissements secondaires «  nous avons juste ciblé des établissements avec lesquels nous avons déjà des partenariats : Au niveau du lycée Thomas Sankara, depuis 2019, nous mettons en œuvre des activités sur les questions des droits des filles et des femmes avec des élèves, nous faisons des conférences, nous organisons des sessions de capacitation avec les élèves. C’est la raison pour laquelle le
Lycée a été ciblé pour le lancement des activités et cette année nous avons également ajouté le lycée Wendpuiré de Saaba et le lycée Notre Dame des Victoires. Il faut dire aussi que ces lycées ont pu bénéficier du soutien de IPBF dans le cadre de la pandémie de la Covid19 , nous les avons doté de kits de lave-mains, des cache-nez, du savon, des gels hydro alcooliques pour la protection et le respect des mesures barrières contre la Covid19 , donc ce sont des lycées déjà partenaires avec IPBF ».

Ces clubs ne sont pas uniquement mis en place dans les lycées, a rassuré Micheline.

  Il y’a des organisations partenaires avec lesquelles IPBF travaille a-t-elle souligné :
Au niveau de Ouagadougou, «  nous avons l’association de défense des aides ménagères et domestiques (ADAD ) qui est une organisation qui regroupe plus de 500 jeunes filles et femmes , au niveau de cette organisation, nous allons mettre en place deux clubs. Nous avons l’union nationale des femmes handicapées du Burkina. Donc à ce niveau, nous mettrons en place un club. Il y’a aussi l’association African solidarity qui est une organisation qui lutte contre le VIH et avec les jeunes filles vivant le VIH nous allons mettre en place un club. Au niveau des Hauts Bassins, nous avons trois organisations partenaires : l’association femme et vie, l’association la joie du cœur, l’association enfant et développement.
Au Centre-Nord , nous avons l’association cri de cœur et développement (l’association cri de cœur et développement est une association qui travaille beaucoup avec les jeunes filles déplacées internes qui les forme déjà sur les formes d’autonomisation et nous avons pensé qu’en les accompagnant avec les clubs de leadership, c’est un bon processus pour les aider vraiment à mieux développer leur résilience) qui est une organisation partenaire de IPBF toutes ces organisations sont partenaires avec IPBF dans lesquelles nous collaborons dans le cadre d’autres projets. Nous avons le réseau Afrique jeunesse développement qui est une structure qui lutte contre le VIH et intervient également sur les questions de SSR.
Au Plateau-Central nous avons l’association cri de cœur qui intervient également là-bas et dans les autres régions nous avons des partenaires.
Donc notre stratégie d’intervention, c’est d’aller avec les organisations locales qui ont déjà des acquis avec cette cible pour pouvoir aider les jeunes filles à développer leur leadership ».

Ce projet concerne tout le monde

Pour un établissement qui veut adhérer à leur projet, Micheline l’invite à prendre attache avec IPBF «  nous croyons à nos partenaires qui nous accompagnent tous les jours et que si d’autres initiatives se présentent, nous allons aider dans ce processus.
Si les partenaires sont partants que ce soit des établissements scolaires ou des organisations qui sont dans notre base de données, en fonction des initiatives que nous avons, nous allons les prendre en compte afin de les faire profiter de ce processus ».
Micheline, femme très humble qui reconnait que IPBF a joué sa partition et que beaucoup reste à faire (c’est vrai que nous avons fait le maximum à savoir renforcer les capacités des jeunes), a dit attendre des jeunes filles qu’elles puissent croire en elles-mêmes et prendre au sérieux cette question de développement de leur leadership.
Pour conclure, elle a rassuré les filles de l’accompagnement de IPBF à leurs côtés «  nous seront d’un côté pour les accompagner. Nous avons des personnes formées, des superviseurs qui vont être à leurs côtés au cours de chaque animation et nous sommes disposés à les accompagner.
Et pour cela, elles devront s’investir ».

Et a invité les cadres institutionnels à accueillir ces jeunes filles aussi en les facilitant « que ce soit dans les établissements , ou enseignants nous allons collaborer avec les enseignants  parce que sur les questions de SSR, ce sont des personnes de ressources qui peuvent apporter leur contribution dans le cadre de l’animation de ces clubs, donc nous comptons aussi sur les parents afin qu’ils puissent accompagner les filles à être assidues aux animations des clubs de leadership mais aussi les accompagner à ce qu’elles se prennent en main et être des leaders comme nous le souhaitons ».

benedicteoued@gmail.com

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