Centre Delwendé de Sakoula : WANEP Burkina tend sa main aux femmes accusées d’allégations de sorcellerie.

Vulnérables, humiliées, bannies, rejetées et exclues de leurs sociétés et de leurs milieux d’origine, appelées « mangeuses d’âmes », accusées d’allégations de sorcellerie, ces personnes vulnérables dont la plupart sont des vieilles se retrouvent sans abri et ne savent plus à quel Saint se vouer. Contraintes à l’exil forcé, elles sont heureusement accueillies à bras ouvert au Centre de Sakoula (dans l’arrondissement4 de Ouagadougou).

Confrontées aussi à des obstacles structurels que sont les discriminations, les violences basées sur le genre (VBG), l’injustice ; pour le réseau ouest africain pour l’édification de la Paix (WANEP), aucune Paix durable n’est possible sans leur protection et leur autonomisation.

C’est pourquoi, en collaboration avec le ministère de la solidarité nationale et conformément à l’appel lancé par les autorités burkinabè, WANEP a décidé de commémorer la 169ème édition des droits des femmes aux côtés d’elles pour leur témoigner leur solidarité et leur compassion.

Cette visite surprise (qui se veut être un acte de solidarité et de plaidoyer pour la protection de leurs droits fondamentaux selon WANEP) a eu lieu le jeudi 26 mars 2026.

Cette délégation n’est pas allée mains nues. En effet, Solidarité féminine oblige, c’est un don composé de 32sacs de riz de 25kgs, de sucre, de lait, de pâtes alimentaires, de 94khs de poissons secs, de produits d’hygiène (200boules de savon, 6bidons de savon liquide), de moustiquaires, de pagnes, de vêtements (d’une valeur de plus de deux millions de FCFA) et d’une enveloppe financière de 270.000FCFA qui ont été remis aux pensionnaires du Centre Delwendé.

Ce geste entre dans le cadre de la célébration autrement de la journée internationale des droits des femmes en tenant en compte l’autonomisation et l’épanouissement des femmes a précisé Alice Kombary/Soulama « C’est un message de solidarité et de vivre-ensemble. Celles qui sont ici sont nos mamans, d’autres sont nos tantes. Je pense que si nous laissons parler nos cœurs, nous pouvons comprendre les défis auxquels elles sont confrontées et contribuer à ce qu’elles puissent retourner chez elles ».

Elle a en outre ajouté que ce don a été possible grâce à la bonté, à la bonne  volonté et à l’engagement des associations membres de WANEP, de ses partenaires et de bonnes volontés. C’est pourquoi, Elle a souhaité que d’autres structures puissent en faire de même ; ce qui permettrait de soulager davantage les personnes vulnérables.

Tout comme Alice, la Directrice de la promotion de la femme et du genre, Mme Marie Thérèse Soubougna qui a salué l’engagement pris par WANEP, a souhaité que cet acte salvateur soit perpétué puisque ces genres d’initiatives s’alignent derrière la vision des autorités burkinabè.

Le Centre faisant face à des besoins croissants, la Responsable du centre, Sœur Germaine Sawadogo, a confié que ce soutien arrive à point nommé et a profité de l’occasion qui lui était offerte lancer un cri de cœur pour une assistance accrue et continue à l’égard du Centre.

La porte-parole des bénéficiaires a exprimé sa profonde gratitude aux donateurs en  appelant à la pérennisation de ce genre d’initiatives.

Créé en 1966, le centre Delwendé est une structure privée à caractère social, gérée par l’archidiocèse de Ouagadougou. Il accueille des personnes accusées de sorcellerie et chassées de leurs communautés. Actuellement, le centre prend en charge 145 personnes, dont trois hommes, et plus de 60 résidents, âgés de plus de 70 ans, sont invalides.

benedicteoued@gmail.com

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