Cartographie des organisations de la société civile (OSC) intervenant dans la gouvernance sécuritaire au Burkina Faso : Isabelle Tapsoba dresse la liste des OSC les plus actives à travers une étude menée.

Colonel Major Traoré, Représentant le ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants
Augustin Somé, Coordonnateur du CIDOC
Isabelle Tapsoba, consultante
Valentin Vagce
Les participants à la rencontre

« J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les résultats de l’étude qui ont été présentés, et les échanges ont permis d’appréhender des aspects pour lesquels l’étude devrait aussi se pencher afin de nous sortir un document final ; mais d’ores et déjà, je salue la pertinence de cette étude qui pourra mettre à la disposition des différents acteurs travaillant dans le cadre de la gouvernance sécuritaire, un répertoire de gens pertinents, de gens aptes et des gens qui sont sur le terrain et qui connaissent le terrain et qui font déjà ce travail » Dixit le Colonel-Major Ousmane Traoré Représentant le ministre de la défense nationale et des anciens combattants.

Le centre d’information et de documentation citoyenne (CIDOC) a organisé un atelier de présentation des résultats de l’étude cartographique des OSC intervenant dans la gouvernance sécuritaire le vendredi 22 janvier 2021 à Ouagadougou.
Cette étude qui a été menée par une consultante Isabelle Tapsoba, entre dans le cadre d’un projet qui lui-même entre dans le cadre de leur travail sur la question de la coexistence a expliqué le Coordonnateur du CIDOC (qui est une association de l’Etat burkinabé qui travaille sur les questions de gouvernance, de participation citoyenne et aussi de gouvernance sécuritaire  et un vocal de coexistence) , Augustin Kounkinè Somé et d’ajouter que le projet est un projet de documentation, de partage d’expériences de la société civile qui travaille dans l’espace du Liptako-Gourma.
Le Liptako-Gourma étant l’épicentre pour les questions sécuritaires en Afrique de l’Ouest et que dans cette zone, les OSC mènent un travail important en appui, en complément à ce que font les autorités publiques, il était nécessaire de répertorier celles (OSC) qui étaient plus actives sur les questions de gouvernance sécuritaire, a-t-il poursuivi « Le projet se base sur le fait que aujourd’hui les réponses aux questions sécuritaires, tout le monde le sait, le dit, ne peuvent pas être uniquement l’apanage des militaires, des techniques.
Nous savons aussi que les différentes OSC apportent leur contribution à cette question sécuritaire ».
L’objectif de cette étude selon Augustin, consistait (à travers ce projet) à recenser, à répertorier et à connaitre les OSC les plus actives qui sont fortement impliquées sur les questions sécuritaires « En  un mot, c’est de savoir qui sont-elles, que font-elles, comment elles le font avec quels moyens et de quoi ont-elles besoin pour une meilleure contribution.
L’étude du Burkina a dressé la liste et un inventaire de ces organisations avec les différentes caractéristiques dans leur domaine d’expertise et leurs besoins en termes de renforcement des capacités, et c’est ce que Madame Tapsoba a restitué ce matin ».
Cette étude qui est très bien appréciée par le CIDOC et par l’ensemble des participants, selon Augustin puisque très pertinente et positive, leur permet d’avoir un outil disponible en permettant aux différents acteurs de se connaitre , et de savoir qu’ils peuvent mener des actions complémentaires ; aux institutions de savoir que la société civile fait un travail et qu’elles peuvent utiliser leur expertise qui est disponible « Nous apprécions très positivement l’étude comme la plupart des participants ici. Dans la salle, nous avons des représentants des institutions, du ministère de la défense, de la sécurité, d’organisations internationales, des ONG. Les besoins en renforcement qui ont été exprimés par les ONG enquêtées ont été reversés aux partenaires techniques qui étaient là qui peuvent aussi intervenir et comme on l’a aussi dit, l’ensemble de ces informations réunies et dans l’étude du Burkina, et dans l’étude des autres pays, fera l’objet d’une publication pour mettre cela à la disposition de la communauté ».
Tout comme Augustin, Ousmane est aussi content de cette étude.
En tant que Représentant du ministère de la défense nationale et des anciens combattants, il a indiqué qu’ils étaient une institution qui était encadrée sur certains de ces aspects autour de la confidentialité «  il va s’en dire donc que nous ne pouvons pas nous ouvrir à n’importe quel intervenant. Si on a ce répertoire qui dit qui sont ceux dont le travail est pertinent sur le terrain, cela facilitera sans nul doute une collaboration future entre nos structures et ces organisations de la société civile ».
Même son de cloche pour Valentin Wagce du centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité (une organisation de Droit Suisse basée à Genève qui apporte des soutiens aux Etats et aux organisations dans la réforme et de la gouvernance de la sécurité).
Valentin qui a souligné que sa structure travaillait sur les thématiques de contrôle citoyen, du rôle de la société civile pour la gouvernance du secteur de la sécurité, s’est senti très heureux d’avoir été convié pour pouvoir apprécier cet aperçu de toutes les structures impliquées dans ce domaine et pour pouvoir recevoir les appréciations des membres .
Isabelle a confié avoir retenu que de nombreuses organisations sont actives sur la question de gouvernance sécuritaire au Burkina Faso à l’issu de son étude.
Ces organisations peuvent influencer les politiques en matière de sécurité afin que les actions menées puissent répondre aux intérêts de la population, a-t-elle dit.
En tant que femme, elle a insisté sur le fait que les femmes aussi membres du pays , ne doivent être mise en marge en ce qui concerne les questions sécuritaires « Je pense que la question sécuritaire est une préoccupation nationale qui intéresse l’Etat mais aussi les populations à travers leurs organisations et les femmes en tant que membres du pays , ne doivent pas être mise en marge , et du reste, il y’a beaucoup d’organisations de la société civile qui sont dirigées par des femmes et qui interviennent sur ces questions .  Je pense qu’elles ont mis en place leur réseau en lien avec la sécurité, de contribution des femmes dans la gouvernance du secteur de la sécurité ; c’est très important et on doit les emmener à participer d’avantage. Je crois que c’est une question de sensibilisation, d’organisation et d’accompagnement, car ce sont les 1ères bénéficiaires de la sécurité ». 
Ce projet concerne le Burkina Faso, le Mali et le Niger ; La 1ère présentation des résultats a eu lieu le 14 janvier dernier à l’EMP (école du maintien de la paix à Bamoko), Ouagadougou vient de restituer ses résultats et c’est autour de Niamey prévue pour le 27 janvier prochain. Cet atelier est animé au profit de vingt (20) acteurs constitués de représentants des OSC, des Forces de défense et de sécurité (FDS) et d’autorités morales de ces trois pays.
benedicteoued@gmail.com

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