Art plastique : Salfo Nacoulma dit Non à la STIGMATISATION. « Nous avons besoin

L’artiste sculpteur, Salfo Nacoulma

de Paix et qui dit Paix, dit le Vivre-Ensemble, qui dit Paix, dit l’Acceptation de l’autre ; qui dit Paix, fais Confiance à l’Autre et c’est ce que nous recherchons pour notre chère Patrie à travers cette exposition de sculpture en bronze. Nous souhaitons le Vivre-Ensemble à travers cette exposition, nous ne voulons plus la Stigmatisation entre les ethnies, entre l’homme et la femme, entre les enfants. Nous sommes tous égaux et nous devons tous œuvrer pour une Paix Durable dans notre pays et pour cela, nous devons nous faire confiance, nous devons nous accepter malgré nos différences et c’est ça le Burkina Faso (BF) » Dixit Mariam Sougué la promotrice de la galerie Kanudya.
La galerie Kanudya a abrité la cérémonie d’exposition de l’artiste sculpteur, bronzier Salfo Nacoulma le vendredi 10 décembre 2022.
« Halte à la stigmatisation  est le thème retenu par l’artiste sculpteur bronzier Salfo Nacoulma a expliqué Mariam « Quand on sait que notre pays traverse des crises sécuritaires qui menacent notre Paix, ce thème évocateur et interpellateur, est le Bienvenu pour la galerie Kanudya.
Nous l’avons accueilli avec joie et pour nous c’est une manière pour nous d’apporter notre contribution la recherche de la Paix pour notre cher Patrie, le Burkina Faso (BF) ».
1ère du genre pour l’artiste qui a fait ses premiers pas dans la sculpture et dans le bronze en 2002 chez
Moussa Kaboré à Wayalguin (selon ses dires), l’artiste qui a confié utiliser du bronze grâce aux récupérations des têtes de robinet, des excréments d’âne et du civax, a précisé qu’à travers ses œuvres, il lutte contre la stigmatisait « Mon exposition consiste à lutter contre la stigmatisation, les querelles et/ou conflits inutiles. J’aimerais que le Burkina Faso (BF) mon cher pays retrouve sa paix, sa quiétude d’antan ; c’est pourquoi j’invite les uns et les autres à s’aimer et à s’accepter malgré les différences ethniques et à se donner la main ».

Et parlant d’acceptation de l’autre, il est revenu sur une de ses œuvres exposées, laquelle œuvre décrit le mariage d’un Moaga et d’une Bwamu (de la Boucle du Mouhoun). Cette œuvre a une signification, a-t-il poursuivi « Ici, je prône pour le mariage inter-ethnique et vous voyez que si ces deux personnes appartenant à des ethnies différentes ont accepté de se marier, c’est parce qu’ils ont accepté de se mettre ensemble malgré leur différence ethnique ».
Mariam, animée d’une immense joie, s’est dite très heureuse d’exposer encore un artiste mais pas n’importe quel artiste, un artiste plasticien bronzier et pas n’importe quel bronzier, un bronzier qui fait des œuvres magnifiques sur des thèmes magnifiques.
Salfo travaille actuellement au centre national de formation en artisanat d’art de Ouagadougou et bénéficie selon lui de l’accompagnement de Siriki Ky, un sculpteur attitré et émérite.
Les prix des œuvres varient de 140000Fcfa à 450000Cfa et plus et 11 œuvres d’art sont exposées bien qu’il en existe d’autres.
L’exposition qui dure deux semaines, a été possible grâce à l’accompagnement du BBDA (bureau burkinabé du droit d’auteur) qui fut interpellé par Mariam comme un cri de cœur afin que cette structure puisse accompagner plusieurs artistes annuellement au lieu de quatre à six.
benedicteoued@gmail.com

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