Reconquête de la souveraineté hydrique : Le ministre de l’eau, ministre d’Etat, Ismaël Sombié lance les travaux d’aménagement et de curetage des barrages n°1, n°2, n°3 et le barrage de Boulmiougou de Ouagadougou.

La population affectée obtiendra de l’engrais et des vivres en guise de dédommagement en attendant leur réinstallation dans le nouveau site.

« Nous savons que le temps est court, c’est pourquoi nous avons engagé les deux sociétés nationales que sont l’ONBA et la SONATER à travailler de jour comme de nuit pour assurer dans un délai de trois semaines le curage de 600.000m3 qui sont prévus pour ces différents réservoirs qui constituent les barrages n°1, n°2, n°3 et le barrage de Boulmiougou. Et nous allons faire un suivi rapproché de ces travaux pour qu’ils puissent être faits dans les délais et conditions qui permettent à ce que ces réservoirs puissent retrouver autour de 25% de leur capacité tel que énoncées par les structures techniques.

D’autres phases suivront parce qu’avec l’impulsion du Camarade Président Ibrahim Traoré, nous sommes en train de doter l’ONBA d’équipement de dragage pour draguer les barrages qui ont des pérennités d’eau (dont la capacité a été fortement réduite du fait de l’ensablement et de l’action humaine) » Dixit le ministre d’État, ministre de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, Ismaël   Sombié.

Le ministre d’État, ministre de l’agriculture et des ressources halieutiques, Ismaël Sombié a rassuré la population affectée du soutien de l’État.

La Commune de Ouagadougou a abrité la cérémonie de lancement des travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de celui de Boulmiougou.

Cette cérémonie de lancement a été présidée par le ministre d’État, ministre de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, Ismaël   Sombié dans la matinée du vendredi 1er mai 2026 au barrage n°2 de Tanghin.

Cette opération de curage consiste en deux volets a précisé le ministre Sombié.

Le 1er volet est relatif à la campagne de curage de 100 barrages qui a été lancée par le Camarade 1er ministre il y’a de cela quelques semaines et qui se passe très bien et c’est  aussi dans l’objectif d’accroitre les capacités de production au niveau national à travers la mobilisation de supplémentaires de ressources en eau de surface pour permettre d’assurer l’irrigation (mais pour les cas spécifiques des barrages 1,2,3 et du barrage de Boulmiougou, c’est dans une approche de prévention) « Vous savez que ces barrages se situent en plein cœur de notre ville et constituent des exutoires pour les eaux de ruissèlement.

Aujourd’hui, nous nous sommes retrouvés dans une situation où le barrage n°2 de Tanghin, a un volume   d’ensablement de plus d’un million de m3. En termes simple, ce qui équivaut à 90.000 camions de 20m3 ; c’est pour vous dire l’ampleur de l’ensablement de ce barrage qui est   dû non seulement aux mauvaises pratiques (le barrage a plus de 60 ans et il est normal que l’on puisse lui assurer un entretien), mais aussi à travers l’action anthropique, et l’action des hommes. C’est pourquoi aujourd’hui, sous l’impulsion du Camarade capitaine Ibrahim Traoré, nous avons pris la décision de prévenir les inondations éventuelles (la saison des pluies s’annonce et nous avons tous vécus la mauvaise période de 2009 qui a engendré ses corollaires de désagréments et qui ont provoqué des sinistres) et aussi prévenir des situations de ce genre et il était important pour nous d’engager ces travaux ».

Quant au 2ème volet, la commune de Ouagadougou fait face à un déficit en eau potable de 57000m3 d’eau/jour, a-t-il souligné « Ce qui voudrait dire que la station de pompage de l’ONEA qui était situé sur ce barrage qui assurait et contribuait à l’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouagadougou en complément des barrages de Ziga et de Loumbila, ne peut plus servir cause de la qualité de l’eau due à l’action de l’homme accroissant ainsi le déficit en eau potable. Nous avons pris des mesures ; un plan d’urgence qui s’est traduit par la mise en disposition d’un montant de plus de 16milliards de FCFA pour faire en sorte que lors de la période chaude à laquelle nous sommes et dont nous sommes en train de sortir, il n’y’ait de désagréments possibles. Vous avez dû ressentir l’impact de ce plan d’urgence qui a été mis en œuvre et qui est en cours de mise en œuvre ; mais dans un souci de trouver des solutions à moyen termes, il faut que nous puissions faire en sorte que les ressources des barrages puissent servir pour l’approvisionnement en eau potable de la ville. C’est donc pour toutes ces raisons que nous avons dû mobiliser à titre exceptionnel des ressources avec l’accompagnement des Camarades Président du Faso et 1er ministre pour pouvoir avec entreprise nationale ; la société nationale d’aménagement  des terres et de l’équipement rural  (SONATER)et l’office national des barrages et aménagements hydroagricoles  (ONBA)qui ont été dotés par le Camarade Président du Faso pour assurer ce genre d’intervention qui vise à faciliter la vie à l’ensemble du peuple du BF. Ils interviennent également sur une centaine d’autres barrages pour les curer afin de faire en sorte d’accroitre la capacité de rétention du taux de pluie ».

Les populations impactées par ce projet seront indemnisées ; foi du ministre Sombié.

Nous savons qu’un tel projet ne peut être fait sans impacter les populations « Il faut le dire, ce sont plusieurs décennies d’inactions qui font que nous sommes en arriver là. Plusieurs hommes et femmes qui produisent en campagne sèche avancent pour trouver des terres fermes (qui sont constituées par les dépôts venus de l’ensablement) et au fur et à mesure que l’eau du barrage se retire, cela favorise l’installation de ces derniers au sein de cette cuvée de barrage.

Avec le curage de ces barrages, les activités de ces populations vont être affectées ailleurs.

Nous avons pris des dispositions (comme nous l’avons dit, nous prenons en compte les préoccupations des populations dans chaque action que mène le gouvernement) et les dispositions ont été prises en collaboration avec la délégation spéciale pour mobiliser 100HA sur la bande verte sur lesquelles la société nationale d’aménagement des terres et de l’équipement rural va réaliser des forages à gros débits et permettre à ces personnes qui étaient installées dans le lit du barrage de pouvoir produire 12 mois sur 12 s’ils le veulent parce que c’est désormais avec l’eau du sous-sol notamment  l’eau des forages qui vont assurer cette production et faire en sorte qu’ils puissent travailler et maintenir les revenus qui étaient les leurs à travers les activités qu’ils menaient au sein de ces barrages ».

Les populations affectées auront un suivi psychosocial et un soutien en termes de vivres.

«  Nous savons également que dans la période où  nous engageons ces travaux, la saison pluvieuse s’annonce et ces activités ne pourront pas continuer d’être menées .Nous avons avec l’appui du ministère en charge de l’action sociale pu assurer un suivi  psychosocial des populations qui sont affectées et nous allons apporter un soutien en termes de vivres et de moyens de production pour les permettre de traverser la période difficile mais également lorsque les superficies qui auraient été aménagées leur seront mises en disposition, de pouvoir constituer des fonds pour engager leurs nouvelles activités à travers la dotation en intra notamment en engrais, en minéraux en fumures organiques  avec des motos pompes solaires pour permettre aux populations de reconstituer leurs moyens d’existence et mener des activités dignement et qui ne sont pas en conflit avec les questions d’assainissement, d’environnement , de gestions durables des ressources et des infrastructures hydrauliques de notre pays ».

Des personnalités se prononcent.

Le Directeur général de l’Agence de l’eau du Nakambé (l’AEN), Boukary Sabo s’est réjoui du fait qu’un rêve est en passe de devenir réalité grâce au leadership du ministre. C’est pourquoi, il l’a remercié solennellement pour sa décision audacieuse de lancer les travaux de curage et de restauration de ces barrages.

Pour lui, l’histoire retiendra cet effort hautement important qu’il engage ce matin, là où d’autres ont hésité pendant des décennies « Pour relever ce défi, sous votre haute impulsion, l’AEN et la DGREH agissent en synergie avec l’Office National des Barrages et des Aménagements Hydroagricoles (ONBAH), bras technique du Ministère, qui assure la mise en œuvre opérationnelle de ce curage.

L’enjeu est immense : au-delà de la protection contre les inondations, la restauration de ces cuvettes permettra de renforcer la desserte en eau de la ville, d’améliorer durablement la qualité de la ressource et de revitaliser la vie aquatique. Nous visons une augmentation significative de la production halieutique pour contribuer à notre souveraineté alimentaire.

Je voudrais saisir l’occasion pour rassurer les maraîchers et horticulteurs. Sur instruction ferme du Camarade Ministre d’État, leur relocalisation progressive dans la Ceinture Verte est déjà en cours. Plus de 100 hectares ont été mobilisés et la réalisation de forages à gros débits sur ces sites est enclenchée. Cela témoigne de la volonté du Gouvernement de bâtir avec le peuple, et non contre lui.

En signe de cet engagement social voulu par le Camarade Ministre d’Etat, nous distribuons ce matin 25 tonnes de vivres, 45 tonnes d’engrais et des équipements d’irrigation aux personnes impactées pour faciliter leur réinstallation.

 L’AEN reste pleinement mobilisée pour faire de ce chantier un succès aux côtés de l’ONBAH. Avec votre leadership, Monsieur le Ministre d’État, nous sommes convaincus que l’aménagement global tant attendu par les Ouagalais deviendra enfin une réalité tangible ».

Boukary Sabo se réjoui de la décision du gouvernement concernant le curage des barrages.

C’est avec une grande satisfaction que la Commune de Ouagadougou accueille ce jour la cérémonie de lancement des travaux de curage des barrages n°1, 2, 3 et de celui de Boulmiougou, s’est rejoui le 2ème vice-président de la délégation spéciale de Ouagadougou représentant le Président, Boukary Savadogo « Longtemps souhaité, longtemps attendu,

.

Permettez-moi, au nom de l’ensemble des populations de Ouagadougou, d’exprimer notre profonde gratitude à l’endroit du Camarade Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE et son Gouvernement pour cette initiative salutaire.

Les barrages sont au cœur de la vie socio-économique de notre ville. Ils jouent également un rôle important dans la gestion des eaux de pluie.

Cependant, comme vous le savez, leur ensablement progressif dû, entre autres, aux mauvaises pratiques d’une certaine frange de la population a réduit leur efficacité et a accentué les risques d’inondation dans plusieurs quartiers.

Les travaux qui démarrent aujourd’hui viennent donc répondre à une attente forte des populations.

La Commune de Ouagadougou s’engage à accompagner pleinement la mise en œuvre de ces travaux, notamment à travers :

la sensibilisation des riverains ;

le respect des mesures de protection du site ;

et l’appui à la mobilisation communautaire.

Nous invitons également les populations bénéficiaires à faire preuve de civisme et de responsabilité pour garantir la durabilité des ouvrages ».

Abdoul Wahab Ilboudo, président de la fédération nationale des pépinières et maraîchers du Burkina Faso (BF) tout en louant Dieu en le remerciant, a aussi remercié le gouvernement « voyez-vous ce n’est pas tout le monde qui bénéficie de ce que nous avons eu. Ils ont pensé à nous en voulant nous reloger dans un nouveau site afin que nous puissions continuer ce que nous faisons comme travail. Ils ont promis de nous aider en eau potable, nous avons eu des vivres et cela nous va droit au cœur. Le gouvernement a fourni un effort en pensant en nous, ils ont eu pitié de nous, tous ceux qui sont ici vivent de la terre ».

benedicteoued@gmail.com

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