Zoundzéogo : Les femmes et les filles réfléchissent sur leur contribution dans la promotion de la culture de la Tolérance, de la Paix et de la Cohésion sociale.

Le présidium composé du Haut commissaire de la province du Zoundwéogo à l’extrême gauche, de la SG de région au centre et de la Présidente de l’association à l’extrême droite
Photo de famille avec les officiels et quelques participant.e.s

Depuis 2016, le Burkina Faso (BF) est confronté à l’hydre terroriste avec son corollaire de déplacements massifs des populations, des violences basées sur le genre (VBG).

 Dans cette tourmente, les femmes et les filles payent le tribut le plus lourd et constituent une grande partie des personnes déplacées internes. Par ailleurs, elles perdent leur moyen de subsistance et leur accès à la terre. En plus, elles sont les 1ères victimes de violences basées sur le genre (VBG) (Aline Moulma).

Les femmes qui représentent plus de la moitié de la population soit 52,67%, constituent la grande partie des victimes.

Le potentiel des femmes dans la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation devrait être exploité au maximum. C’est pourquoi, l’intégration des perspectives genres dans les politiques de sécurité au sahel est essentielle pour le développement, la résolution des conflits, la Construction de la Paix, la Protection des droits ou encore l’Accès à la Justice. 
Il est unanime que les femmes peuvent jouer un rôle important dans la prévention et le combat contre l’extrémisme violent au niveau des familles, des communautés et des organisations de la société civile. Il s’agit de la prévention à travers l’alerte précoce, la stratégie communautaire, la prise en compte du genre dans les mécanismes de sécurité et de réforme du secteur de la sécurité.

L’association Tarwind Sida de la région du Nazinon qui croit aux fondements que la résolution durable des conflits et le retour véritable à une Paix durable ne peut se faire sans une implication active et renforcée des femmes, a décidé d’organiser une conférence provinciale le jeudi 26 mars 2026 à Manga, province du Zoundwéogo dans la Région du Nazinon (localité située à une centaine de kms de la capitale Ouagadougou).

Les officiels avec le modérateur à l’extrême faut, suivie de la Directrice provinciale de la solidarité du Zoundwéogo,du Directeur régional de la région du Nazinon, de la Présidente de l’association, de la marraine et de la Directrice régionale du Nazinon

Cette conférence provinciale qui s’est tenue dans la salle de conférence du Conseil régional du Nazinon avait pour thème « La contribution des femmes et des filles du Zoundwéogo dans la promotion de la culture de la Tolérance, de la Paix et de la Cohésion sociale »  et s’inscrit d’une part dans la dynamique de la commémoration en différé de la journée internationale des droits des femmes  et  d’autre part, elle répond à l’appel de l’Agenda international « Femme-Paix-Sécurité » et aux missions que  l’association s’est assignée pour la promotion de la Tolérance et de la Paix a expliqué la Présidente de l’association Tarwin Sida et d’ailleurs native de la région, Aline Moulma/Nikièma

et d’ajouter que cette activité  se déroule par ailleurs en pleine célébration de la 1ère édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne «  Ce  cadre est particulièrement significatif car il nous invite à une mobilisation citoyenne autour des valeurs fondamentales de notre nation que sont le Patriotisme, la Solidarité et l’engagement pour la Paix. Elle marque aussi le lancement officiel des activités de l’association dans la région pour l’année 2026 »

Aline Moulma qui a souhaité la bienvenue à tous.tes à cette conférence provinciale dans son discours d’ouverture, a d’abord rendu grâce à Dieu le Tout Puissant dont la Bénédiction leur a permis d’être réuni.e.s  à Manga. Ensuite, elle a salué la mémoire de tous les disparu.e.s notamment ces femmes et ces filles succombées aux affres des défis sécuritaires qui secouent le    pays depuis plus d’une décennie «  Aussi, à l’entame , je rends un hommage à toutes les composantes de sécurité de la région du Zounwéogo, ainsi qu’aux Volontaires de la défense pour la Patrie ».Elle a en outre signifié que  cette conférence provinciale trouve sa raison d’être dans une réalité douloureuse que nous partageons Tous.tes.

C’est avec plaisir (selon ses dires) que le Haut-commissaire de la province du Zounwéogo, Julien Ouédraogo

a présidé cette cérémonie d’ouverture sur la conférence provinciale du Zoundwéogo sur l’implication, la contribution des femmes et des filles du Zoundwéogo à la production de la Paix, de la Cohésion sociale et de la tolérance.

Dans son allocution, il a souligné que cette activité est très louable   surtout qu’elle entre dans le cadre des activités de la commémoration de la journée internationale des droits de la femme « Cette activité va permettre aux femmes de prendre conscience de leur rôle véritable qu’elles jouent au quotidien puisque ce n’est pas négligeable et ça va encore renforcer davantage leur contribution pour qu’on puisse préserver l’accalmie qui existe dans notre province ; dans toute la région ».

Il a en outre insisté sur le fait que la contribution de la femme dans la préservation de la Paix, est inestimable puisque c’est la femme qui gère la famille et tout ce qui est social « Comme je le dis, ce sont des activités au quotidien, c’est naturel. La femme, c’est une Force, c’est la Tolérance et elle incarne toutes les valeurs que nous prônons. Et si elles comprennent vraiment leur rôle, elles vont davantage s’impliquer afin qu’on puisse préserver la Paix au niveau du Zoundwéogo et sur tout le territoire national.

Ce que j’ai comme appel à lancer à l’endroit des femmes, c’est vraiment de s’engager : Nous venons de lancer les journées d’engagement patriotique et la participation citoyenne. Le président a même relevé la bravoure et le rôle des femmes ; c’est encore plus d’engagement parce que la lutte est rude. C’est la femme qui est au cœur de tout, on leur demande surtout plus d’engagement, plus de disponibilité et on espère qu’on préservera tous ces acquis ».

La conférence provinciale a été animée par le Conseiller en droits humains et Directeur régional des droits humains, de la promotion de la paix, de la citoyenneté du Nazinon, Souleymane Sawadogo.

Au cours de cette conférence, il est ressorti que la Paix et la Tolérance se cultivent comme une plante qu’on sème, comme un arbre que nous avons planté et on doit s’en occuper.

C’est pourquoi, le conférencier du jour a exhorté les un.e.s à entretenir la plante de la Paix pour l’éviter de mourir «  Si vous n’ entretenez pas votre plante de Paix, elle va mourir.

 C’est à travers votre comportement, votre manière de faire, vos engagements que vous pourriez contribuer à la Paix ; toute chose dont nous avons besoin actuellement au Burkina Faso (BF). Les 1ères Autorités se sont engagées pour nous rétablir la Paix et c’est à nous à travers nos actions que nous pouvons effectivement consolider cette Paix et c’est très important. C’est pourquoi nous pensons que les femmes et les filles peuvent beaucoup contribuer parce qu’au regard de leur nombre, si elles s’y mettent, elles pourront faire avancer beaucoup de choses relatives à la Paix et à la Cohésion sociale ».

Le Directeur régional qui a d’abord remercié l’association pour une telle Initiative, a aussi remercié les organisateurs, les intervenant.e.s  « Je prie Allah de leur donner les moyens et la santé nécessaires afin qu’ils puissent dupliquer ces genres de formations dans la région . Je suis satisfait d’autant plus que je sais que le message est très bien passé vue les échanges francs, les interventions des participant.e.s et je ne peux que me réjouir ».

L’association a fait parler son cœur en distribuant 40 sacs de riz de 25kgs aux personnes vulnérables.

La marraine Carine Gloria Ouédraogo s’est prononcée à l’issue de la conférence provinciale.

Pour elle, « L’avenir du Burkina Faso ne se construit pas seul. Il se construit ensemble. Nous vivons une période où notre pays a besoin de plus que des discours. Il a besoin d’actions. Il a besoin d’engagement. Et surtout… il a besoin de nous. Oui, de nous tous parce que la Paix, la Tolérance et la Cohésion sociale ne sont pas des concepts ; ce sont des responsabilités. Et cette responsabilité est collective. Femmes et hommes, nous avons chacun un rôle à jouer ».

Et comme appel à lancer à l’endroit des femmes et des filles du Zoundwéogo, elle leur a exhorté d’être des Actrices de Paix ; car pour elle, la Paix commence dans nos foyers, dans nos paroles, dans nos actions au quotidien « Formez-vous, engagez-vous et oser prendre votre place dans la société ; puisqu’une femme consciente et engagée, est une véritable Force pour la Cohésion sociale ». 

Et pour terminer, elle a invité haut et fort les femmes à s’élever parce que  pour elle « Quand une femme s’élève, c’est toute une communauté qui avance. Et quand les hommes s’engagent aux côtés des femmes, c’est toute une nation qui se renforce.

Aujourd’hui, cette conférence ne doit pas être un simple cadre d’échanges, elle doit être un déclencheur : Un déclencheur de prise de conscience, un déclencheur d’actions concrètes et un déclencheur de leadership ».

Et en tant que marraine, elle a pris l’engagement de soutenir toutes les initiatives qui renforcent le leadership, l’unité et la paix tout en comptant sur ses sœurs parce que selon elle, l’avenir du Burkina Faso ne se construit pas seul ; Il se construit ensemble.

En plus des céréales offertes aux personnes vulnérables, l’association a décerné des attestations de reconnaissance à certains officiels présents.

L’association a décerné des attestations de reconnaissance aux personnalités invitées et procédé à la remise de céréale (40sacs de 25kgd de riz) aux femmes vulnérables.

C’est Stanislas Goungounga, ex Secrétaire général du ministère de l’urbanisme et des infrastructures qui a assuré la modération de ladite conférence.

Le DR( Directeur régional à l’extrême gauche et le modérateur à l’extrême droite

Tarwind sida a été créée en avril 2018 par un groupe de personnes engagées au sein de leurs communautés et soucieuses de l’épanouissement intégral des personnes vulnérables ainsi que l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles. L’association Tarwend sida pour la protection et l’épanouissement de la femme et de l’enfant est une association associative à but non lucratif. Sa mission est de mettre la solidarité au service du développement. Elle est créée dans la commune de Manga où elle a concentré ses activités de 2018 à 2021. Toutefois, la nécessité de mettre à l’échelle ses actions l’a conduite à élargir son champ d’actions pour couvrir désormais l’ensemble de la région du Nazinon et au regard des résultats engrangés, elle dispose actuellement d’un récépissé national lui permettant une couverture de l’ensemble du territoire du Burkina Faso (BF).

La Présidente de Tarwend sida à l’extrême gauche et la marraine à droite

        benedicteoued@gmail.com

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