
Abandonnées à leur sort, mises en retrait, la plupart très âgées qui n’ont plus le goût de vivre ou croulant sous le poids du patriarcat depuis des années (de l’enfance à la phase adulte jusqu’au mariage), ces femmes de Napagteng-goughin de Koubri (commune rurale de la région du Kadiogo située à une quinzaine de kms de la capitale Ouagadougou) , grâce à l’association Action femmes pour un Burkina résilient (AFBR) ont fêté autrement le 8mars le lundi 09mars autour d’un repas commun et d’une sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG).

Le choix porté sur cette cible n’est pas le fruit du hasard a expliqué la présidente de l’association AFBR, Octavie Congo/Tapsoba « L’objectif de cette rencontre a consisté à redonner du sourire à cette catégorie de personnes (qui sont la plupart cloitrées chez elles, seules surtout isolées et ne savent pas vers qui causer ou sont totalement abandonnées à elles-mêmes), d’autres, réduites à la maladie, ont souvent du mal à se mouvoir ou à fouiner dehors ».

Au cours de nos discussions, nous sommes revenues sur les VBG a-t-elle poursuivi « La plupart de ces personnes du 3ème âge sont victimes du patriarcat et chacune a pu raconter son vécu quotidien. Ce que nous avons pu noter lors des échanges ; c’est qu’elles sont plus que résignées et ce qui les préoccupe actuellement (selon leur dires), c’est la santé, la paix de leurs proches car pour elles, elles n’attentent que leur mort ».

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